Municipales : Nadia Pellefigue avance seule, sans attendre l'union des gauches

Pierrick Merlet

Nadia Pellefigue peut-elle rassembler toute la gauche derrière elle ?
Rémi Benoit

Pierrick Merlet

Nadia Pellefigue peut-elle rassembler toute la gauche derrière elle ?
Rémi Benoit
"Je suis très en forme et ma détermination est totale". C'est ainsi que la candidate UNE-PS-PRG, Nadia Pellefigue, a fait sa rentrée politique, mercredi 11 septembre. Celle qui est aussi vice-présidente de la Région Occitanie en charge notamment du Développement économique affirme d'ailleurs qu'un départ de son poste pour s'investir davantage dans la campagne "n'est pas d'actualité". Néanmoins, avec son mouvement UNE et ses soutiens du Parti socialiste et du Parti radical de gauche, l'été a été "bénéfique" et "studieux".
Ainsi, devant la presse, elle a pu détailler certaines de ses ambitions pour la ville de Toulouse comme l'encadrement des loyers (à l'étude aujourd'hui par la majorité actuelle), le renforcement du rôle du maire de quartier, des votations citoyennes pour les grands sujets qui concernent la ville et surtout, elle a évoqué une éventuelle gratuité des transports en commun le jour des pics de pollution à Toulouse et dans sa métropole.
À propos des mobilités toulousaines, l'avenir de la future troisième ligne de métro a également été abordé. Pour rappel, ce projet estimé à 2,7 milliards d'euros prévoit de relier d'ici à fin 2025 les principaux centres d'activité économique, notamment les sites d'Airbus, en reliant Labège à Colomiers. Néanmoins, quelques incertitudes entourent son financement et Nadia Pellefigue n'a pas manqué de les souligner.
Quelques minutes auparavant, la vice-présidente de Région a évoqué un manque de respect à l'égard des Toulousains à propos de cette situation.
Ne manquant pas de piquant, Nadia Pellefigue s'est également montrée critique à l'égard du processus de désignation de la liste du mouvement toulousain Archipel Citoyen. Ce mouvement souhaite établir une liste composée d'un tiers de citoyens tirés au sort, un tiers de candidats plébiscités sur leur plateforme en ligne et un dernier tiers de candidats qui auront obtenu la majorité des suffrages sur cette même plateforme (c'est dans cette catégorie qu'entreraient les militants des partis qui ont rejoint Archipel Citoyen comme Romain Cujives ou encore Antoine Maurice, ndlr).
Malgré tout, la réunion du 6 septembre entre toutes les forces de la gauche toulousaine pour tenter de ne faire qu'une seule liste le 15 mars 2020, lors du premier tour du scrutin, a abouti à la conclusion que le temps de ces réunions était dépassé et qu'il fallait changer la méthode pour faire ce rassemblement. Ainsi, jusqu'à la fin du mois d'octobre, trois groupes de travail réunissant tous les partis vont travailler chacun sur une des questions suivantes : le mécanisme de création d'une liste commune, l'organisation d'une grande réunion publique en octobre et sur l'élaboration d'un programme commun.
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Néanmoins, quelques instants auparavant, la candidate a fait savoir qu'elle "ne croyait pas à la juxtaposition des logos partisans car cela c'était le temps d'avant". Même si sur son dossier de presse figurent bien les logos du PS, du PRG et de UNE.
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