Municipales : le projet de RER toulousain au coeur du débat

Pierrick Merlet

La gare Matabiau accueillera-t-elle bientôt un RER toulousain ?
Rémi Benoit

Pierrick Merlet

La gare Matabiau accueillera-t-elle bientôt un RER toulousain ?
Rémi Benoit
... il ?
Il n'est pas garanti à 100% que l'ancien maire de Toulouse et référent de Génération-S dans la Ville rose, Pierre Cohen, soit candidat le jour du 1er tour des élections municipales de mars 2020. Néanmoins, le conseiller municipal d'opposition a fait connaître ses positions, et donc son projet, sur les mobilités pour la région toulousaine. Sans surprise, celui qui a toujours privilégié des réseaux de surface entend prolonger le tram jusqu'à la gare Matabiau et prolonger la ligne B jusqu'à Labège. La troisième ligne de métro, elle, attendra.
Pour lui, la priorité et l'urgence doivent être données au projet d'un RER toulousain, qui devra être complémentaire au réseau de transports en commun existant sur l'agglomération toulousaine.
Pour proposer cette idée, l'ancien maire de Toulouse de 2008 à 2014 s'appuie sur les travaux réalisés par le collectif toulousain Rallumons L'Étoile qui a vu le jour il y a environ 18 mois. Celui-ci est composé de 400 citoyens, d'associations, d'entreprises et de 15 communes représentants plus de 65 000 habitants.

La proposition de RER toulousain du collectif Rallumons L'Étoile.
L'association propose dès 2020 la création d'une ligne RER A (en bleue sur la carte, ndlr) sans travaux en optimisant l'existant de Castelnau-d'Estrétefonds à Baziège avec un cadencement au moins à l'heure, tout en profitant des terminus existants à Castelnaudary et à Matabiau. Parallèlement, Rallumons L'Étoile milite pour une optimisation de la ligne C (déjà existante et en rose sur la carte, ndlr) entre Arènes et Colomiers avec davantage de trains le soir et aux heures creuses. Dans un second temps, les porteurs de projet veulent le lancement d'études pour renforcer le RER A avec un train toutes les 15 minutes et une fréquence plus importante pour la ligne C, tout en la prolongeant jusqu'à Brax. Il est estimé que tout cela est réalisable d'ici 2025.
Le collectif toulousain Rallumons L'Étoile a rencontré par le passé la présidente de la Région Occitanie, Carole Delga, qui a un regard positif sur cette proposition. La candidate UNE-PS-PRG-PC au Capitole en mars 2020, Nadia Pellefigue, a également échangé avec ses membres et a intégré le projet dans son programme pour les élections municipales 2020.
L'idée d'un RER toulousain est également accueilli favorablement par les composantes du collectif Archipel Citoyen, l'autre "bloc de gauche" mené par l'écologiste Antoine Maurice depuis sa récente nomination comme tête de liste. Le candidat du Rassemblement National aux élections municipales de mars 2020 à Toulouse, Quentin Lamotte, partage la même position.
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De son côté, Jean-Luc Moudenc qualifie ce projet d'"idée fumeuse à 3 milliards d'euros", tandis que Pierre Cohen avance que ce RER "coûterait moins cher que la troisième ligne de métro (évaluée à un montant similaire, ndlr)", défendue par le maire sortant. Nul doute que le RER toulousain fera couler beaucoup d'encre durant cette campagne pour les élections municipales à Toulouse.
Pierrick Merlet
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