Municipales : Nadia Pellefigue veut lutter contre la spéculation immobilière à Toulouse

Pierrick Merlet

Nadia Pellefigue entend porter une vision de l'urbanisme différente de celle de Jean-Luc Moudenc lors des élections municipales 2020.
Rémi Benoit

Pierrick Merlet

Nadia Pellefigue entend porter une vision de l'urbanisme différente de celle de Jean-Luc Moudenc lors des élections municipales 2020.
Rémi Benoit
Après les mobilités, la sécurité, puis l'environnement, place désormais à l'habitat. Nadia Pellefigue, candidate UNE-PS-PRG-PC à la mairie de Toulouse en mars prochain, a dévoilé mercredi 27 novembre son pan de mesures pour le logement et l'urbanisme dans la Ville rose.
Pour lutter contre ce phénomène de hausse des prix, Nadia Pellefigue souhaite "relancer" les Établissements publics fonciers locaux (EPFL) pour en faire des outils de pilotage de la réserve foncière. La candidate compte également s'appuyer sur l'Organisme du Foncier Solidaire, dont une délibération lors du dernier conseil de Toulouse Métropole vient d'en approuver sa création. Cet établissement permettra à la collectivité de rester propriétaire du terrain et le proposera aux bailleurs sociaux à un coût moindre, ainsi les ménages pourront acquérir un logement à un prix inférieur à celui du marché mais en cas de revente, son prix sera encadré. Enfin, elle compte préempter des terrains pour construire des logements étudiants par le Crous, qu'elle estime sous doté en terme de logements à Toulouse. L'académie de la Ville rose compterait en effet 9 807 logements pour 40 664 étudiants boursiers.
Pour aider les étudiants, qui consacre plus de 50% de leur budget dans le logement, Nadia Pellefigue compte sur une instauration de l'encadrement des loyers sur Toulouse et sa métropole, comme le permet la loi Elan depuis cette année après les expériences passées à Lille et Paris. Néanmoins, le maire sortant, Jean-Luc Moudenc a mis en place une commission de travail sur le sujet qui doit rendre ses conclusions à la mi-décembre.
Avant de mettre en location les logements sur l'agglomération, la candidate socialiste veut instaurer "un permis de louer", façonné par la loi Alur. Un dispositif qui permettra d'inspecter les logements et d'autoriser sa mise sur le marché si le bien respecte un certain nombre de critères. Parallèlement, la candidate UNE-PS-PC-PRG veut lutter contre les logements vacants en accompagnant financièrement les propriétaires pour la mise aux normes de ces biens, comme le fait Barcelone.
Cette dernière compte également agir sur la rénovation énergétique des logements, responsable selon elle de 22% des émissions de gaz à effet de serre à Toulouse, ce qui en fait la deuxième source de pollution derrière les transports. Pour cela, elle compte créer une "plateforme unique de rénovation de l'habitat et de l'énergie", dans laquelle opéreront au minimum huit conseillers. Un dispositif qui sera accompagné d'un volet de R&D autour de la filière de la construction pour développer des bâtiments moins énergivores et stockeurs de CO2.
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En appliquant de nouvelles méthodes de construction, la candidate au Capitole veut mettre en œuvre une densité acceptée de tous et qualifie de "n'importe quoi" le concept de densité modérée porté par son adversaire Jean-Luc Moudenc, soutenu lui notamment par LR et LREM.
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Nadia Pellefigue veut ainsi penser la vision urbanistique de la Ville rose à l'échelle des quartiers en y intégrant des places de centralité avec une offre de services appropriée nouvelle via sa proposition de kiosque des solutions. Elle promet que chaque habitant pourra ainsi y donner sa vision de son quartier et partager ses avis.
Pierrick Merlet
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