"Il y a davantage une part de responsabilité collective plutôt que d'intérêt personnel" (Aurélien Pradié, LR)

Pierrick Merlet
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Aurélien Pradié
Rémi Benoit

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Aurélien Pradié
Rémi Benoit
La Tribune - Votre nom circule depuis plusieurs mois, avec d'autres, pour mener la liste du parti Les Républicains à l'occasion des élections régionales en Occitanie. Pourquoi avoir pris autant de temps ?
Aurélien Pradié - Il y a deux raisons principales. Tout d'abord, je suis une personne qui a besoin de réflexion avant de prendre un tel engagement, contrairement à d'autres qui s'engagent sur un coup de tête et tentent un coup politique. Il n'y a pas eu d'hésitation mais une réflexion sur plusieurs mois. Par ailleurs, je veux que ma candidature soit une candidature de rassemblement, donc il était important pour moi d'avoir le soutien des élus locaux. Dans cette démarche, j'ai été encouragé par Jean-Luc Moudenc, le maire de Toulouse, mais aussi par d'autres élus locaux qui s'exprimeront dans les jours à venir. Les habitants du Lot me soutiennent tout autant dans cette bataille et c'était un élément important pour moi.
Au-delà de l'adhésion que peut susciter votre candidature sur le terrain, ne craignez-vous pas d'avoir un espace politique trop restreint pour espérer quoi que ce soit, entre un ancien LR sous l'étiquette RN et un candidat centriste qui a quitté aussi votre parti en 2017 ?
Nous sommes dans un moment politique où le courage et les valeurs doivent redevenir essentiels. Je ne supporte pas les uns et les autres qui se cachent derrière leur petit doigt, entre ceux du RN qui osent à peine dire qu'ils sont du RN et un candidat LREM qui semble avoir du mal à dire qu'il est LREM. Je suis désolé de le dire ainsi, mais ce qui tue la politique de notre pays aujourd'hui, c'est le bas des focus. En Occitanie, les électeurs auront le choix entre les girouettes, les opportunistes et le choix de la clarté. Je suis convaincu que mon positionnement peut rassurer les électeurs.
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