Régionales : en Occitanie, amertume chez LFI et EELV, délaissés par Delga

Pierrick Merlet

Myriam Martin (LFI) et Antoine Maurice (EELV) regrettent l'attitude de Carole Delga dans l'entre-deux tours des élections régionales en Occitanie.
Rémi Benoit

Pierrick Merlet

Myriam Martin (LFI) et Antoine Maurice (EELV) regrettent l'attitude de Carole Delga dans l'entre-deux tours des élections régionales en Occitanie.
Rémi Benoit
"La position de Vincent Terrail-Novès ne me surprend pas. Carole Delga a passé plus de temps à attaquer La France Insoumise (LFI) plutôt que la politique du gouvernement. Elle a fait, et fait, une campagne très tournée vers l'électorat macroniste", lâche Myriam Martin, la candidate mélenchoniste aux élections régionales en Occitanie. La conseillère régionale sortante pointe ainsi du doigt le fait que le candidat de la majorité présidentielle a fait savoir dans les colonnes d'Actu Toulouse qu'il voterait lors du second tour (dimanche 27 juin) pour la présidente socialiste sortante, à titre personnel, tout en ne donnant pas de consigne de vote officielle à ses électeurs du premier tour.
À travers cette sortie, la candidate arrivée sixième lors de la première manche avec 5,06% des voix, et donc un score suffisant pour fusionner avec une liste qualifiée au second tour, veut surtout partager son amertume sur l'attitude de Carole Delga à l'égard de son parti. "Depuis le début, j'ai été très clair, il n'y aura pas d'accord avec LFI (dans l'entre-deux tours, ndlr). Je ne le souhaite pas et je ne partage pas les valeurs de Jean-Luc Mélenchon", avait notamment déclaré peu après l'annonce des résultats la candidate socialiste.
Par conséquent, malgré ses 76.000 électeurs au premier tour de ces élections régionales en Occitanie et "un score bien en deça de ce que nous espérions faire", le parti de gauche ne comptera plus aucun conseiller régional sur le prochain mandat en raison du fait de ne pas avoir atteint les 10% pour se maintenir tout d'abord et de cette non-alliance avec la socialiste dans un second temps.
Par ailleurs, pour justifier cet échec politique, elle dénonce aussi le refus d'une liste commune prononcé par Antoine Maurice et son parti EELV, qui ont mené une liste autonome en Occitanie, tout en étant éliminés au premier tour avec seulement 8,84 % des suffrages exprimés. "Antoine Maurice a fait l'erreur de ne pas accepter la proposition d'une liste commune en mars, alors même que nous lui proposions de mener ce grand rassemblement. Il a tenté quelque chose d'opportuniste qu'il a payé cher", estime-t-elle.
Dès dimanche soir, les écologistes ont entamé le dialogue avec Carole Delga en vue d'une fusion, Antoine Maurice jugeant que "le temps de se retrouver est venu". Seulement, la socialiste a prévenu publiquement qu'elle ne changerait pas une ligne de son programme, après être arrivée largement en tête au premier tour. Une position que regrette la liste Occitanie Naturellement aujourd'hui.
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La liste Occitanie en Commun proposait effectivement un groupe indépendant EELV au conseil régional, une vice-présidence et six élus, mais aucun compromis sur le programme ne s'est dégagé en parallèle. Conséquence, aucun accord entre les écologistes et le PS n'a été trouvé pour cet entre-deux tours des élections régionales en Occitanie, comme avec LFI.
Forte d'un résultat en sa faveur inattendu, la socialiste Carole Delga aura profité de cette élection pour épurer "sa" majorité, si elle confirme son avance au second tour, dimanche 27 juin.
Pierrick Merlet
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