Polémique autour du financement de la LGV Bordeaux-Toulouse

Florine Galéron
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Le coup d'envoi de la LGV Bordeaux-Toulouse sera officiellement donné le 8 juin prochain, date à laquelle est prévue la publication par l'État du décret sur la déclaration d'utilité publique du projet. La construction de la LGV qui relierait Toulouse et Bordeaux en 1h05 et ramènerait Toulouse à 3h15 de Paris, contre plus de cinq heures actuellement, nécessite 9,2 milliards d'euros d'investissement (en comptant l'aménagement des gares de Bordeaux et Toulouse). Les travaux doivent commencer en 2017 pour une mise en service à l'horizon 2024.
Mais la question de son financement reste entière. Ce jeudi 31 mars, élus, chefs d'entreprises et investisseurs étaient réunis pour un colloque organisé sur ce sujet à Toulouse par EuroSud Transport, association de promotion du projet.
À l'origine du projet en 2008, 58 collectivités locales ont donné leur accord de principe. Le deal était clair : les collectivités de Midi-Pyrénées s'engageaient à financer la première tranche de travaux, soit la construction de la ligne entre Tours et Bordeaux, en contrepartie du prolongement de la LGV jusqu'à Toulouse.
Mais, dès 2012, le Lot-et-Garonne et le Gers ont annoncé se retirer du projet pour des raisons budgétaires. Sur les 35 collectivités qui ont accepté de financer le tronçon Tours-Bordeaux, seule une dizaine est à jour dans les versements. Les autres ont préféré geler leur participation au projet. C'est le cas notamment du Conseil départemental de Haute-Garonne, qui devait verser 500 millions d'euros.
Florine Galéron
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