Toulouse se dote d'un conseil scientifique de la nature en ville
Héloïse Thepaut

Le conseil scientifique aura pour mission de s'exprimer sur la cohérence des actions menées par la ville de Toulouse.
Rémi Benoit
Héloïse Thepaut

Le conseil scientifique aura pour mission de s'exprimer sur la cohérence des actions menées par la ville de Toulouse.
Rémi Benoit
"Donner une place plus importante à la nature en ville", c'est le credo de la mairie de Toulouse. Au printemps dernier, elle organisait le forum Toulouse + verte, avec pour objectif de récolter des propositions pour "plus de nature en ville". "Certains m'ont accusé de faire un coup de com mais c'est la concrétisation d'un projet qu'il a fallu plus de six mois pour mettre en œuvre", indique le maire de Toulouse. Suite à la concertation menée durant le forum, un plan d'actions a été réalisé. Jean-Luc Moudenc l'a présenté, mardi 15 octobre, au parc de la Poudrerie du Ramier. Un nouvel espace vert public de deux hectares qui a été inauguré le 5 octobre dernier.
Parmi les différentes mesures listées dans le plan d'actions, figure la mise en place d'un conseil scientifique. Celui-ci aura pour mission de donner ses recommandations sur des questions spécifiques et de s'exprimer sur la cohérence des actions menées par la ville de Toulouse.
Constitué de spécialistes dans la botanique, la sociologie, la climatologie en milieu urbain, l'écologie urbaine, la biodiversité, l'aménagement et le paysage ou encore la géologie, il se réunira trois à quatre fois par an. "Nous sommes en train de constituer le conseil définitif. Les noms des scientifiques seront divulgués dans les prochaines semaines", révèle François Chollet, adjoint au maire pour la coordination de la politique de développement durable. Le maire de Toulouse ajoute : "Cette instance sera totalement indépendante du pouvoir municipal".
Et le conseil scientifique aura notamment pour mission de s'exprimer sur la plantation de 100 000 arbres entre 2020 et 2030. Un engagement pris par la mairie de Toulouse et qui sera voté le 18 octobre lors du conseil municipal.
Pour les 35 000 arbres restants sur les 100 000, la ville de Toulouse compte notamment sur les promoteurs immobiliers pour les planter. Le maire rappelle que dans le cadre du PLUi-H, ils sont engagés à planter au minimum un arbre pour 100 m2 de pleine terre, à valoriser les végétaux existants et à prévoir une majoration du pourcentage d'espace de pleine terre requis si une carence en espace vert est constatée.
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Et, pour permettre une bonne mise en oeuvre de cette obligation prévue par le PLUi-H, la mairie a créé une charte de l'arbre. Elle s'appliquera sur le territoire toulousain et métropolitain et sera remis aux acteurs d'ici fin 2019, début 2020.
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Lorsque ce n'est pas possible de planter des arbres, la mairie cherche malgré tout des solutions pour amener la nature en ville, à l'image de l'expérimentation en cours à Saint-Cyprien. Installées au-dessus du parking de la place Jean Diébold, des canopées, qui sont des structures légères en forme de corolles, accueillent des plantes grimpantes. Celles-ci vont permettre d'intégrer de la végétalisation sur cette place et de lutter contre le phénomène des îlots de chaleur.
Héloïse Thepaut