Connaître son client : La culture financière des Français reste perfectible

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80% des Français ont le sentiment de s'y connaître plutôt mal en matière de placements financiers.

Peut mieux faire. L'Institut pour l'Education Financière du Public (IEFP), en partenariat avec l'Autorité des Marchés Financiers, a décidé de tester la culture financière des Français. Et le sondage, réalisé par le Crédoc, qu'ils publient ce mercredi, témoigne de lacunes mais aussi d'une demande de formation. 80 % des 1.502 personnes interrogées en juin dernier indiquent s'y connaître plutôt mal dans le domaine des placements financiers, contre 73 % en 2004. Ils sont tout de même 49 % à estimer que leurs connaissances sont suffisantes pour évaluer la rentabilité et le risque de leurs placements, et choisir des produits financiers. Mais au terme de dix questions de connaissance, les Français obtiennent une note moyenne de 4,6 sur 10. L'AMF appelle donc à une mobilisation totale des pouvoirs publics sur le sujet.

Frilosité

Dans le détail, 59 % jugent que les obligations sont un produit plutôt risqué et 87 % portent ce même jugement sur les actions. Mais seule une personne sur quatre connaît la définition d'une obligation tandis qu'ils sont 52 % à pouvoir définir un dividende. Le calcul des intérêts semble par ailleurs problématique : 51 % des sondés sont en effet capables de dire combien ils auront sur leur compte au bout d'un an et de cinq ans s'ils placent 100 euros rémunérés à 2 %.

Rassurant. Le réflexe de la diversification des placements semble bien ancré : ils sont en effet 70 % à estimer possible de réduire le risque par ce biais. Mais les Français sont encore nombreux à rêver au jackpot : 25 % pensent que l'on peut trouver un produit financier à la fois très rentable et très peu risqué. L'AMF est régulièrement obligée de mettre le public en alerte contre certaines sociétés proposant des rendements faramineux.

Les sondés restent malgré tout frileux dans leurs placements. Seuls 16 % détiennent des Sicavs ou fonds communs de placements. Et ils ne sont que 11 % à détenir des obligations. Les actions font davantage recette, à 21 %. En revanche, 82 % déclarent avoir un livret d'épargne et 58 % un contrat d'assurance-vie. De fait, leurs objectifs ne sont guère étonnants : seul 1 % recherche la plus value rapide, mais 50 % souhaitent mettre de l'argent de côté au cas où.

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