Réforme territoriale : cinq ans après la fusion, l'ex-Auvergne se sent encore "délaissée"
Sonia Reyne
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Il y a cinq ans, l'Auvergne s'inquiétait : comment ne pas disparaître au sein de la nouvelle grande région à venir ?
Clermont-Ferrand perdait à l'époque son statut de siège de région, de nombreux services de l'Etat partaient à Lyon. Les 16.000 m2 d'un Hôtel de Région Auvergne aux performances environnementales exemplaires, tout juste inauguré, déserté 6 mois plus tard de ses élus illustraient alors le déclassement de l'Auvergne. A l'aube des élections régionales 2021, ce mariage forcé avec Rhône-Alpes a-t-il convaincu les acteurs auvergnats et rhônalpins de former une seule et même entité ?
Du côté des chiffres, il faut passer du temps pour espérer retrouver des classements qui ne fusionnent pas l'Auvergne avec son voisin Rhône-Alpes, et se souvenir que l'ancienne région comptait alors 1,3 million d'habitants en 2010. Contre 6,2 millions pour sa voisine, l'ex-Rhône-Alpes.
"La chance que nous avons, c'est que Laurent Wauquiez soit auvergnat. Le président précédent ne connaissait pas l'entreprise. A la tête de la Région, Laurent Wauquiez comprend l'entreprise, c'est une chance. Nous avons donc perdu beaucoup moins que ce que nous aurions pu perdre. Nous obtenons des budgets et des programmes pour lesquels nous sommes un peu surfinancés par rapport au poids que nous représentons dans la région. La fusion était une obligation. Finalement, c'est positif car ça nous donne des moyens supplémentaires."
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Un mantra repris par Bruno Faure, le président du conseil départemental du Cantal. Il apprécie "qu'à différents niveaux de la politique régionale ou sur certaines politiques différenciées, sectorielles, nos spécificités ont été prises en compte et nous ont permis de pouvoir conduire des projets."
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