La bière Schutzenberger revit

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L'ancienne bière Schutzenberger veut se relancer avec l'appui de Karlsberg.

Six ans après la mise en liquidation judiciaire de la brasserie Schutzenberger, les marques de l'entreprise familiale de Schiltigheim, dans le Bas-Rhin, vont être remises sur le marché par le groupe allemand Karlsberg, propriétaire de la brasserie Karlsbräu à Saverne. Le premier brassin (1,2 hectolitre) de Jubilator, une blonde de « spécialité » (plus de 5,5 degrés d'alcool), a été présenté le 4 avril à Strasbourg par Marie-Lorraine Muller, ancienne présidente du directoire de Schutzenberger. Toujours propriétaire de ses marques (Jubilator, Patriator, Tütz...), des recettes et du site industriel historique désaffecté sur 2,8 hectares à Schiltigheim, Marie-Lorraine Muller s'appuiera sur l'outil industriel et les structures commerciales de Karlsbräu pour se repositionner sur le marché régional des cafés, hôtels, restaurants et en grande distribution, à partir du 15 mai. Dans les autres régions françaises et l'international, Schutzenberger ciblera en priorité les cavistes et la restauration gastronomique. Les activités commerciales à l'export seront portées par la société Schutzenberger Monde, basée au Canada à Montréal.

La procédure judiciaire de liquidation de l'ancienne société Schutzenberger, terminée le 22 décembre 2011, avait entraîné le licenciement de 70 salariés. Un outil industriel vieillissant et la part prépondérante de la production sous marques de distributeurs (MDD) avaient précipité la chute de l'entreprise, qui réalisait jusqu'à 15 millions d'euros de chiffre d'affaires sur ses derniers exercices. « Le projet Schutzenberger se positionne sur le segment le plus porteur du marché », observe Gérard Laloi, président de l'association professionnelle des Brasseurs de France. « En 2011, dans la grande distribution, les spécialités ont progressé de 15,6 % en volume et de 15 % en valeur ». Marie-Lorraine Muller, qui n'entend pas céder ses marques à Karlsbräu, vise une production de « 5000 hectolitres dès la première année » et prépare un tour de table financier pour soutenir le marketing et la relance, en France, de cette brasserie alsacienne active entre 1740 et juin 2006.

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Commentaires
a écrit le 21/09/2012 à 12:11 :
Avoir le privilègede pouvoir déguster à nouveau une JUBILATOR et oublier les tracas franco-français : le pied.!!
Réponse de le 25/03/2013 à 19:23 :
a trouver dans les sympli (ex suma)

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