Insimo élabore un patient numérique pour le bloc opératoire

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Insimo, première entreprise incubée à l'Institut hospitalo-universitaire de Strasbourg, qui cherche à lever entre 300 000 et 500 000 euros de capital pour développer ses outils numériques. © Insimo
Insimo, première entreprise incubée à l'Institut hospitalo-universitaire de Strasbourg, qui cherche à lever entre 300 000 et 500 000 euros de capital pour développer ses outils numériques. © Insimo (Crédits : Insimo)
Favoriser la convergence entre l'image numérique et la chirurgie : telle est la vocation d'Insimo, start-up basée à Strasbourg qui souhaite lever des capitaux pour financer les premiers modules de son corps humain en 3D, destiné à la simulation des techniques laparoscopiques.

Le premier module humain en 3D mis au point par Insimo, basé sur les lois de la mécanique et des fluides, fournira aux fabricants de matériel chirurgical la reproduction réaliste d'un oeil. Il autorisera la simulation de pathologies déterminées, permettra aux chirurgiens qui opèrent par voie laparoscopique de s'entraîner sur un cas spécifique et accélérera l'apprentissage des débutants. « Certains organes peuvent avoir des arborescences très différentes d'un patient à un autre. Notre logiciel permet de générer toutes sortes de cas pathologiques », explique Jérémie Allard, président d'Insimo, première entreprise incubée à l'Institut hospitalo-universitaire de Strasbourg, qui cherche à lever entre 300 000 et 500 000 euros de capital pour développer ses outils numériques.
A moyen terme, Insimo pourra des partenariats commerciaux avec les leaders du secteur (Siemens, GE), auxquels elle propose d'accélérer la mise au point de simulateurs chirurgicaux. « Une vingtaine d'industriels proposent ces simulateurs, en Europe et aux Etats-Unis », observe Jérémie Allard. « Le leader, Simbionix, est israélien. Nos outils numériques s'adressent à ce marché que nous évaluons à 250 millions de dollars par an ». Avec un chiffre d'affaires prévisionnel d'1 million d'euros en 2013, Insimo entend s'appuyer, dès la phase de démarrage, sur un soutien financier (300 000 euros) fourni par IT Translation, structure d'aide commune à l'Institut national de recherche en informatique et automatique et à CDC Entreprises.

Sortir du pédagogique pour aller dans l'interventionnel

« L'offre actuelle des industriels permet d'entraîner des chirurgiens débutants à des gestes de base », poursuit Jérémie Allard. « Le marché va s'ouvrir à l'interventionnel, à la préparation de l'intervention sur les patients. Notre stratégie consistera à sortir progressivement du pédagogique pour aller dans l'interventionnel ». La mise au point et la certification de la technologie en cours de développement chez Insimo, société fondée en décembre 2012 sur les capitaux de ses quatre premiers salariés, durera encore entre trois à cinq ans.
 

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