Une fois n'est pas coutume, c'est sur l'envers du décor que le parc de loisirs du Puy du Fou, en Vendée, compte capitaliser. « Nous nous sommes rendus compte que les visiteurs recherchent des destinations en lien avec la nature, que le Puy du Fou offre tout cela, et que nous sommes plutôt avant-gardistes sur certains aspects... », explique Sabine Renou, chargée de projets développement durable, au sein du pôle RSE (Responsabilité Sociétale des Entreprises), créé cette année. Avec un objectif : bâtir une véritable stratégie face aux enjeux environnementaux et de RSE. « Nous ne partons pas d'une feuille blanche, mais jusqu'ici, c'étaient les équipes sur le terrain qui, comme de mini entreprises, étaient à l'initiative de projets... » Comme avec l'Académie de fauconnerie qui faisait le suivi de la biodiversité ou le service Paysages & Jardins qui a planté un hectare d'arbres sans que le Parc en ait pleinement conscience.
« Ce que l'on veut maintenant c'est hiérarchiser et formaliser les actions sur la gestion de l'eau, la mobilité, les transitions énergétiques, la pollution... de manière à pouvoir exporter ces savoir-faire quand nous nous implantons à l'étranger», dit-elle, consciente du chemin à parcourir sur un site où l'empreinte carbone mesurée en 2019 laissait apparaitre des scopes 1 et 2, « plutôt vertueux », et un scope 3, « carrément plombant ».
C'est l'automobile des visiteurs du parc qui est montrée du doigt. Malgré la mise en place de navettes entre les gares SNCF de Nantes et d'Angers, le déploiement de quatre petits trains électriques intramuros, le Puy du Fou reste pour beaucoup un point de passage sur le chemin des vacances. Seul le déploiement d'une application de covoiturage proposée en avril dernier, aux 2.500 employés donne des résultats encourageants avec 3.608 trajets réalisés. « Au point que l'on réfléchit à une solution pour les visiteurs », reconnaît Sabine Renou, tout en misant sur l'éducation par « une sensibilisation douce.»