"1Kubator" ouvrira un bureau à Rennes début 2018

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(Crédits : DR)
En partenariat avec le groupe de presse Le Télégramme, le réseau privé d’incubateurs du digital, 1Kubator, prépare l’ouverture à Rennes de son 4e bureau régional au premier trimestre 2018. Les porteurs de projets sélectionnés bénéficieront d’un programme de 10 mois pour passer de l’idée à sa réalisation concrète et à sa mise sur le marché.

Déjà implanté à Lyon et à Bordeaux depuis le printemps 2016, à Nantes depuis le milieu de cette année, 1Kubator poursuit son implantation à l'Ouest avec l'ouverture début 2018 d'un bureau à Rennes. Le réseau privé d'incubateurs du digital est en discussion avec la French Tech Rennes Saint-Malo en vue d'une installation éventuelle dans l'immeuble totem du Mabilay et le recrutement de son responsable régional, issu de l'écosystème local, est en cours. La première vague de sélection débutera en fin d'année pour le lancement d'une première promotion de 5 à 6 startups en mars prochain. 1Kubator recrute tous les trois mois. Passé cette période d'essai, plusieurs porteurs de projets accèdent au programme d'accompagnement de 10 mois.

Cette expansion en Bretagne s'effectue en partenariat avec un acteur connu de l'écosystème breton : outre son quotidien, le groupe Le Télégramme dirigé par Édouard Coudurier s'est fortement diversifié ses dernières années. Il a notamment investi dans le numérique et les jeunes entreprises. Sa filiale Regionsjob, une des plates-formes de l'emploi sur internet en France a lancé en 2016 son incubateur RH Regionsjob Start. Le Télégramme possède aussi une participation dans West Web Valley, l'accélérateur du Grand Ouest, basé à Brest.

« L'ouverture de ce bureau à Rennes permet au Télégramme et à 1Kubator d'agir ensemble au service de l'entrepreneuriat et de l'innovation digitale se félicite Alexandre Fourtoy, co-fondateur et directeur général d'1Kubator, qui, à Bordeaux, s'est associé au groupe Sud-Ouest. 1Kubator n'est implanté qu'en régions et nous travaillons en étroite collaboration avec le tissu économique local. On croit énormément à l'acculturation et aux croisements des expériences. Pour monter les partenariats ciblés avec des réseaux professionnels qui complèteront l'accompagnement fait aux startups, l'échange d'expertise avec Le Télégramme sera un avantage. Ensemble nous  allons aussi sélectionner les porteurs de projets qui intégreront le programme et travaillerons de concert sur toute la partie opérationnelle et la communication. »

Investir dans une vingtaine de startups rennaises

Ce partenariat jugé « gagnant-gagnant à tout niveau » privilégie la « richesse des écosystèmes des régions ». Avec une différence de taille par rapport à d'autres structures d'amorçage : 1Kubator, qui est lui-même détenu par
30 actionnaires (+ business Angels et fondation Cegid),  investit dans les entreprises en devenir.  Depuis son lancement à Lyon, le réseau a accueilli plus de 60 startups dans ses programmes et en a financé plus de 30.

90 % des projets se sont montés en société au sein de l'incubateur qui devient actionnaire de chaque startup, à hauteur de 10 % du capital. Le réseau injecte 25.000 euros en cash et en prestation dans chacune d'entre elles et reste actionnaire sur une durée de 5 ans. A Rennes, 1Kubator souhaite sélectionner 40 startups par an et investir dans une vingtaine.

« Notre méthode repose sur un programme très concret de 10 mois précise Alexandre Fourtoy. On arrive avec une idée et une vague vision de son marché, on repart avec une société constituée, une plate-forme digitale qui tourne et de premiers clients. Au-delà de 10 mois, les jeunes pousses deviennent alumni, et ont accès à trois ateliers par trimestre dédiés plutôt à la stratégie. »

1Kubator sélectionne des profils d'entrepreneurs dans tous les secteurs d'activité, à une condition : que leurs projets digitaux fassent la différence et apportent une réelle valeur ajoutée. À Lyon, la startup constituée autour du projet Ma clé de 12, une application mobile pour aider à entretenir et réparer sa voiture soi-même, achève une levée de fonds et développe son catalogue de voitures répertoriées en trois langues. Spott a pour sa part conçu la plate-forme My Brocante pour simplifier les réservations en ligne des participants à des brocantes et vide-greniers.

10 bureaux sous 3 ans, levée de 5 millions d'euros

D'ici deux à trois ans, 1Kubator prévoit de créer 10 bureaux, y compris à Bruxelles et à Genève, avec l'ambition d'incuber à terme 200 startups. Une levée de fonds de 5 millions d'euros est en cours de finalisation à cet effet.

« Nous visons d'abord les villes de la première labellisation French Tech, Lille, Grenoble, Montpellier, Marseille... ajoute Alexandre Fourtoy. En plus d'une croissance horizontale, nous prévoyons d'ouvrir, comme à Bordeaux, plusieurs verticales thématiques en fonction des partenariats industriels locaux que nous aurons concrétisés.

Notre choix est clairement de privilégier les régions, où le potentiel est sous-exploité. Il existe une surreprésentation de l'économie numérique à Paris. Or, les startups ont plus de chance de réussir lorsqu'on les maintient dans leur milieu d'origine. »

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