De nombreuses usines autour du monde ont fermé faute de composants et notamment de semi-conducteurs qui alimentent les lignes de production. Les entreprises bretonnes de l’électronique et de l’automobile sont également touchées. A Fougères, une partie des équipes de l’équipementier aéronautique Safran est au chômage partiel depuis la mi-septembre. A Rennes-La Janais, Stellantis (ex-PSA) a divisé par deux la production du site. Mais le constructeur annonce un nouveau projet dans l’électrique.A Fougères, en Ille-et-Vilaine, l'usine de l'équipementier aéronautique Safran ne tourne plus à plein régime. Depuis la mi-septembre, l'entreprise, qui n'a pas répondu à nos sollicitations, a mis une partie de ses effectifs au chômage partiel, selon le syndicat FO du site. En cause, la crise des semi-conducteurs, petites pièces peu coûteuses provenant d'Asie du Sud-Est, qui affecte l'activité de nombreuses usines dans le monde.
Cela concerne 25 salariés, à tour de rôle, sur les 800 salariés que compte l'usine. Depuis 2015, et le transfert de cette activité depuis Massy, l'usine Safran de Fougères fabrique des calculateurs aéronautiques pour lesquels les semi-conducteurs sont indispensables. Les retards d'approvisionnements se comptent en semaines, et pour certains composants, ils sont de 52 semaines.
«Depuis le début de l'année, l'usine travaille pas mal par pics.Il y a un problème en amont, dans l'approvisionnement, qui arrive de manière irrégulière et l'usine essaie de s'adapter» confiait en début de mois Karen Davy, déléguée syndicale Force Ouvrière, à la presse régionale.
Selon Ouest-France, Safran a mis en place un dispositif d'activité de chômage partiel longue durée (APLD), qui permet de diminuer les horaires de travail de ses salariés et de préserver les emplois. Cet accord de chômage partiel est ponctuel mais les syndicats craignent que la situation soit tendue jusqu'à l'année prochaine.
200 voitures par jour et débrayage des salariés
Le contexte n'est pas meilleur à quelques encablures de là. À Rennes, Stellantis (ex-PSA) a réduit de moitié la production de l'usine de La Janais et remercié 150 intérimaires. Depuis la reprise en août, les 2.000 salariés de l'usine, qui ont déjà chômé plusieurs dizaines de journées depuis février dernier, ont travaillé trois semaines. L'usine fonctionne à une seule équipe depuis le 13 septembre contre quatre avant la crise sanitaire. La production quotidienne a été réduite de moitié, soit 200 véhicules au lieu de 400.