« Les électeurs rennais ont fait le choix d'une ville de respect, de cohésion, le choix d'une ville qui renforce sans cesse ses solidarités, accélère sa transition écologique et lutte toujours sans cesse pour défendre l'emploi » : souriante, la maire sortante PS Nathalie Appéré a eu, hier soir, le triomphe modeste dans un contexte inédit d'abstention massive. Alors que 68,32% des électeurs ne se sont pas déplacés (46,6% en 2014), Nathalie Appéré, qui faisait front uni avec l'écologiste Matthieu Theurier (EELV), l'a emporté sur un score sans appel de 65,35% des voix, loin devant la candidate LREM Carole Gandon à 17,49% et le candidat divers droite Charles Compagnon à 17,15%.
Si la vague verte existe en Bretagne, elle est l'alliée du PS : à Rennes comme à Brest, les favoris des sondages l'ont emporté sans surprise et sans difficulté. Dans la capitale bretonne, Nathalie Appéré et ses colistiers se sont présentés sous la bannière d'une « gauche sociale et écologiste ». La liste « Pour Rennes » souhaite tester à l'échelle d'un quartier un revenu minimum garanti et approfondir « la démocratie locale et la participation citoyenne » afin d'impliquer les habitants dans la concertation immobilière ou la tarification des transports. Les moins de 26 ans se verront accorder une réduction de 25%, ajustable en cours de mandat jusqu'à une éventuelle gratuité totale. Leur programme commun évoque aussi des tarifs sociaux internet et la construction de 1.800 logements par an dont 25% en accès social. Sur le front de l'emploi, de l'insertion et du développement économique, un plan d'urgence aux PME sera mis en place, avec un bonus pour les plus vertueuses écologiquement.
Rennes se voit enfin en territoire zéro pesticide de synthèse en 2025 et, pour contrer une violence montante, Nathalie Appéré défend l'idée (qui n'est pas celle de ses alliés) d'une brigade nocturne dotée de tasers.