Pyrex favori pour reprendre Duralex
Guillaume Fischer à Tours
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Comme le verre gigogne, le plat Pyrex bénéficie d'une notoriété internationale.
Reuters
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Comme le verre gigogne, le plat Pyrex bénéficie d'une notoriété internationale.
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Avec des dépenses d'investissement (Capex) prévues de plus de 10 millions d'euros sur 4 ans et le maintien de l'emploi des 250 salariés, International Cookware, qui détient l'usine Pyrex à Châteauroux dans l'Indre, aurait proposé le 6 janvier l'offre la mieux disante pour la reprise de Duralex. Le fabricant loirétain du célèbre verre gigogne, placé en redressement judiciaire le 24 septembre 2020, est aussi convoité par ses propriétaires actuels depuis 2008, Antoine et André Ioannides, ainsi que par Pierre Olivier Baron, présenté comme un agent commercial indépendant. Outre le niveau élevé de son offre, deux paramètres essentiels jouent a priori en faveur d'International Cookware, détenu par le fonds d'investissement franco-luxembourgeois Kartesia, auprès du tribunal de commerce d'Orléans. La juridiction statuera le 31 janvier après une seconde audience le 22 janvier.
Avec un chiffre d'affaires de 100 millions d'euros réalisé en 2020 dans 146 pays, la société présidée par José Luis LLacuna dispose en premier lieu d'une santé financière solide. Cet adossement de Duralex à Pyrex, également acteur verrier, permettra en second lieu de créer des synergies géographiques, industrielles, culturelles et commerciales entre les deux entreprises. A la clé, la naissance d'un nouvel acteur de poids reposant sur deux marques de renommée internationale. Il pourrait servir de socle à l'émergence d'une filière d'excellence autour de la verrerie en Centre Val de Loire.
Pour Pyrex, l'éventuelle reprise de Duralex est également opportune en raison de la marge de développement du verrier. Du fait d'un accident industriel au niveau de son racleur, mais aussi de la crise sanitaire, le chiffre d'affaires de l'entreprise, réalisé à plus 85% à l'exportation, s'est sensiblement affaissé en 2020. Les recettes de Duralex n'auraient ainsi pas excédé 26 millions d'euros l'année dernière. Un chantier de reconquête commerciale qui constituera la priorité de Pyrex d'ici deux ans, s'il est retenu par les juges orléanais.
Guillaume Fischer à Tours
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