La plantation de mûriers blancs (Morus alba) a débuté à la rentrée au château de la Lienne, situé à Saint-Maur dans l'Indre. L'objectif d'Arnaud Lebert, propriétaire de la soierie Roze et cheville ouvrière de cette relance de la culture des arbres à vers à soie, est de planter 10 000 mûriers par étapes sur 150 hectares d'ici à la fin 2025. « Six sites, dont les châteaux de Cheverny [Loir-et-Cher] et de Chanceaux-près Loches, mais aussi à Luynes et à Saint-Avertin [Indre-et-Loire], vont accueillir les mûriers, se félicite l'entrepreneur. Dans la mesure où cinq années en moyenne sont ensuite nécessaires pour qu'apparaissent les feuilles, les premiers fils de soie made in Val de Loire sont attendus en 2030. »
De façon conjointe, la sériciculture (l'élevage des vers à soie), disparue depuis plusieurs décennies dans l'Hexagone, sera réintroduite avec le concours de l'Institut national de recherche pour l'agriculture, l'alimentation et l'environnement (Inrae). Seuls quelques mûriers perdurent aujourd'hui dans les Cévennes.