En Corse, Macron joue la carte de la relance et de l'apaisement
Paul Ortoli
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La Corse nourrissait de grandes espérances, elle a dû se contenter d'annonces mais dans un climat politique aujourd'hui moins soumis à des tensions.
A l'issue de sa visite, ce mercredi 9 et ce jeudi 10 en Corse, le président de la République, qui foulait son sol pour la troisième fois depuis son élection, a voulu porter des messages forts au plan économique dans la région française la plus impactée par la crise sanitaire. Colonne vertébrale de son allocution ce jeudi 10, à Ajaccio, la pérennisation des outils économiques et la prise en compte de la spécificité insulaire.
Il revendique déjà d'avoir à ce jour injecté 1,4 milliard pour soutenir une économie bâtie sur une saisonnalité forte (d'avril à septembre) où le tourisme est prégnant (33% du PIB -avec le transport-, contre 7,4% au plan national) et ruisselle dans d'autres secteurs, tels que le BTP, le nautisme ou l'agro-alimentaire et l'agriculture.
Dès l'été, la chambre de commerce et d'industrie avait soumis au gouvernement une contribution à l'élaboration du plan de redémarrage de l'économie corse. Dans quelque 70 mesures, la chambre consulaire estimait qu'un budget de 2,5 milliards d'euros sur cinq ans était nécessaire à moyen et long terme pour le redémarrage de l'économie.
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"Le président de la République a fait des annonces fortes en lien avec la question et j'ai pour ma part mis l'accent dans nos échanges sur le soutien de la filière agroalimentaire qui a souffert de la crise" a précisé le maire (DVD) d'Ajaccio, le macro-compatible Laurent Marcangeli qui s'est félicité de cette "prise en compte de la spécificité corse". Et qui pourrait déclarer sa candidature aux élections territoriales au mois d'octobre, selon son entourage, pour mener une liste qui marque le réveil d'une droite d'ouverture où la relance économique serait centrale et en rupture avec la gouvernance actuelle.
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