Régionales : gauche et droite partent en rangs dispersés dans le Grand-Est
Olivier Mirguet, à Strasbourg
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Le siège du Conseil régional à Strasbourg.
Olivier Mirguet
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Le siège du Conseil régional à Strasbourg.
Olivier Mirguet
Jean Rottner a longtemps laissé planer un (faux) doute sur sa candidature pour un second mandat à la présidence du Conseil régional du Grand-Est. Dans une région frappée tôt et fort par la crise sanitaire du Covid, l'ancien maire (LR) de Mulhouse, médecin urgentiste, expliquait toujours au mois d'avril que sa "seule campagne" était "celle de la vaccination". Il a attendu jusqu'au 3 mai, quelques jours après la déclaration de sa rivale de centre-droit Brigitte Klinkert, pour présenter sa candidature à la faveur d'un entretien accordé aux titres du groupe de presse régionale Ebra (groupe Crédit Mutuel). "Je souhaite faire de la région Grand-Est le quartier général du retour à la vie et de la relance", a proposé Jean Rottner. "Ma ligne politique, c'est celle de la décentralisation et de la proximité des territoires, (...) c'est la démonstration qu'à travers un mandat politique, on rend service aux gens. C'est celle du travail et de l'emploi, du développement durable, des mobilités, ces compétences qui simplifient la vie", a-t-il promis.
Le chef de file des Républicains entend tirer parti de sa gestion de la crise dans le Grand-Est. Au cours du mandat qui s'achève, Jean Rottner a effectué plusieurs retours, plus ou moins médiatisés, en tant que médecin au service des urgences de l'hôpital de Mulhouse et au SAMU. Elu à la présidence du Grand-Est en 2017, suite à la démission en début de mandat de Philippe Richert, il s'engage dans cette campagne entouré des poids lourds de son parti dans le Grand-Est, dont la députée européenne Anne Sander. Mais une autre élue européenne du PPE, Nadine Morano, dont les prises de positions sur des sujets de société (sécurité, immigration) ont ouvertement agacé Jean Rottner, a été fermement écartée.
Selon ses opposants dans le Grand-Est, Jean Rottner n'aurait basculé dans l'opposition face à Emmanuel Macron qu'au terme de plusieurs mois de gestion de la crise sanitaire. En janvier 2021, Jean Rottner a qualifié de "scandale d'Etat" la lenteur de la campagne de vaccination en cours. Mais à Strasbourg, le jeu du "Je t'aime, moi non plus" n'a pas pris le tournant excessif de l'affrontement LR-LREM en région Provence-Alpes-Côte-d'Azur. Le parti présidentiel n'a pas accordé son investiture officielle dans le Grand-Est à Brigitte Klinkert, ministre déléguée à l'Insertion. La Colmarienne arbore cependant une étiquette officieuse LREM, confirmée par la présence sur sa liste de cinq députés "marcheurs".
Olivier Mirguet, à Strasbourg
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