Le port d’Anvers teste un bracelet électronique de distanciation
Gaëtane Deljurie, à Lille
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Photo d'illustration
Rombit
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Rombit
Des appels du monde entier. Venus d'Europe, d'Asie ou même des Etats-Unis ! Rombit, entreprise née il y a six ans et demi, n'aurait certainement jamais imaginé qu'à l'heure du Covid-19, son bracelet Romware One puisse susciter autant d'intérêt de la part d'usines, d'aéroports et d'opérateurs de logistique voire même de multinationales...
Car Rombit évolue avant tout dans l'univers de l'industrie portuaire, avec pour cœur de business d'assurer la sécurité de travailleurs dans un environnement encore très peu digitalisé. C'est pourquoi l'éditeur a imaginé un bracelet connecté, capable successivement d'afficher une couleur rouge, de vibrer ou même de demander à retourner en arrière, à l'approche d'un danger.
« Cette technologie permet au départ d'éviter les accidents survenant en situation de co-activité, par exemple lors des déchargements de conteneurs : les collaborateurs chargés de transporter les conteneurs de 40 pieds de haut n'ont souvent que très peu de visibilité », contextualise John Baekelmans, CEO de Rombit à la tête de 65 employés.
La technologie initiale de ce bracelet, qui a nécessité 9 mois de recherche et développement, mêle le geofencing, permettant d'envoyer des messages ou notifications push aux utilisateurs lors d'entrées ou départs d'une zone prédéfinie ; la détection de distance par l'ultra wideband (UWB), une modulation radio basée sur la transmission d'impulsions de très courte durée ; le contrôle d'accès à la manière de badges d'entrée mais capable d'interagir avec du matériel (pour éviter par exemple qu'une personne ne conduise un engin sans être correctement certifié).
« Rombit a adapté cette technologie en quelques semaines pour proposer le modèle Romware Covid Radius, qui permet de prévenir dès lors que l'on s'approche à moins d'1,5 mètre d'une autre personne. A la différence du Romware One, il ne pas stocke de données personnelles : il n'est pas besoin d'enregistrer un nom pour l'utiliser », précise John Baekelmans. Le prix du bracelet n'a pas été communiqué car il dépend des volumes et du choix des fonctionnalités.
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Gaëtane Deljurie, à Lille