Les toits de Paris bientôt au patrimoine mondial de l’Unesco ?

 |  | 540 mots
Lecture 3 min.
Thème de prédilection pour les artistes de toutes époques, les toits parisiens forment également un enjeu majeur pour le tourisme dans la capitale.
Thème de prédilection pour les artistes de toutes époques, les toits parisiens forment également un enjeu majeur pour le tourisme dans la capitale. (Crédits : Reuters)
Les toits parisiens, l'un des symboles de la capitale, pourraient faire leur entrée au patrimoine de l'Unesco. Revue de détail du grand projet de la maire du 9e arrondissement de Paris, Delphine Bürkli.

Les toits parisiens, un patrimoine mondial de l'humanité ? L'idée a certes quelque chose de romantique et surprenant, mais a de plus en plus de chances de prendre forme. Le projet a en effet déjà été débattu et voté au Conseil de Paris, le 1er octobre dernier.

Des toits en zinc et en ardoise qui font l'identité du Paris vu du ciel

Caillebotte, avec son tableau Vue de toits (Effet de neige), conservé au musée d'Orsay, Truffaut et ses vues de Paris dans Baisers Volés notamment, les photographies d'André Kertész... Nombreux sont les artistes que les toits parisiens ont inspiré. Ils ne défient pas le ciel comme les buildings new-yorkais, mais au contraire se relaient dans un même intervalle de hauteur, hérité notamment des travaux de rénovation du baron Haussmann sous le Second empire.

Leur discontinuité, avec leurs matières distinctes (zinc et ardoise) s'alternant avec brio, parvient néanmoins à donner un sentiment d'harmonie. C'est en tout cas le sentiment de la maire du 9e arrondissement Delphine Bürkli, qui a décidé de défendre la candidature des toits parisiens au patrimoine de l'Unesco.

« Protéger » et « mettre en valeur » ce patrimoine oublié

L'objectif est double, et la balance entre ses deux tendances sera difficile à déterminer. Avec leur protection, le vœu présenté par Delphine Bürkli formule le souhait de voir les toits parisiens « mis en valeur » sur le plan touristique. Cela passerait par l'installation de « restaurants, bars, piscines » sur les toits de bâtiments neufs ou encore de « points de vue » selon les mots de la maire du IXe arrondissement..

Ces déclarations font écho au succès des « rooftops » cet été. Centre Georges Pompidou (Le Georges), quai d'Austerlitz (le Nüba), rue de Bagnolet (Mama Shelter, designé par Philippe Stark), etc., ces toits-terrasses sont le nouveau lieu à la mode de la capitale. Dans l'après-midi ou le soir venu, ils sont fréquentés par les Parisiens et les touristes pour boire un verre, participer à des soirées branchées ou tout simplement se détendre. Leur potentiel économique n'a pas échappé à la Mairie de Paris, qui compte bien faire des toits parisiens une attraction de choix pour les touristes étrangers. Mais des associations de Parisiens, comme « Vivre le Marais ! », craignent que cet aménagement des toits parisiens en lieux de tourisme nuise à leur authenticité.

Transformer les toits plats de Paris : « une grande révolution urbaine »

Les toits formaient déjà un enjeu de la campagne des municipales, puisque l'actuelle maire de Paris s'était engagée à ce que près de « 314 hectares de toits-terrasses » soient végétalisés. Cette mesure était même qualifiée comme « l'une des plus grandes révolutions urbaines que la ville a connues » sur le site internet de campagne d'Anne Hidalgo.  Mais cela concerne les toits plats de la capitale, et non les toitures en zinc faisant l'objet du vœu de Delphine Bürkli.

La candidature de ces toitures au Patrimoine mondial de l'Unesco a d'ores-et-déjà connu un grand pas en avant au dernier Conseil de Paris, en étant votée à l'unanimité. Prochaine étape : la présentation du projet devant l'institution spécialisée de l'ONU ?

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 08/10/2014 à 19:21 :
Ils sont pas difficile l'UNESCO...Dans l'horreur on peut difficilement faire mieux !
a écrit le 08/10/2014 à 18:07 :
Et la connerie ?
a écrit le 08/10/2014 à 17:38 :
parfait pour figer un peu plus Paris, notemment par rapport a Londres .
Continuons a maintenir sous formol notre pays, on va dans la bonne direction !
Réponse de le 08/10/2014 à 17:46 :
Sinon il y a quelquechose qui ne vous fait pas raler ? Il y a quand même une sacrée bande de pleureuse sur ce site...
Réponse de le 08/10/2014 à 21:51 :
C'est très bien de figer Paris, il y a largement la place dans le reste de la région parisienne pour les expérimentations architecturales.La limitation de la taille des immeubles à Paris n'a pas empêché la création de la Défense et on pourra même créer une Défense 2 à l'est de Paris (Fontenay Sous Bois par exemple) si il y a vraiment besoin.

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :