2020, année de consolidation et des choix pour Notre-Dame
Laure Fillon, AFP

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Neuf mois après l'incendie qui a ravagé sa toiture et fait tomber sa flèche, "Notre-Dame n'est pas sauvée", "elle est toujours en état de péril", a rappelé ce dimanche Jean-Louis Georgelin au micro de CNEWS/Europe 1/Les Echos.
Le militaire missionné par Emmanuel Macron a promis un Te Deum à Notre-Dame le 16 avril 2024. En conformité à l'engagement du président d'une restauration en cinq ans, un délai jugé serré par certains et qui sera ponctué de nombreuses étapes, de sécurisation puis de reconstruction à proprement dit de l'édifice.
"Aujourd'hui vous ne me ferez pas dire la voûte est sauvée", a insisté le général, tout en se montrant positif: "Tous les signaux que nous avons" vont dans un sens qui est "rassurant". "Tous les trésors de la cathédrale ont été sauvés", a-t-il insisté, en parlant des vitraux, des roses ou encore du grand orgue, "à la pollution au plomb près".
La prochaine opération de sécurisation, très complexe, est le démontage de l'échafaudage installé autour de la cathédrale avant l'incendie du 15 avril et "soudé" par l'incendie, qui menace le bâtiment.
Un diagnostic complet permettra ensuite aux architectes de préconiser comment restaurer la cathédrale. Une fois conclus les appels d'offre, se profilera le début de la reconstruction proprement dite en 2021.
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"Nous ferons tout pour que cette cathédrale rouvre, soit rendue au culte et je n'ai aucun doute là-dessus", ni sur "le délai affiché" par le président, a insisté M. Georgelin.
Le débat patrimonial et architectural, lui, reste ouvert, entre une restauration à l'identique, comme le souhaite l'architecte chargé de Notre-Dame lui-même, Philippe Villeneuve, ou un geste architectural audacieux, comme évoqué par l'exécutif.
La question est ultra-sensible, comme l'avait révélé en novembre la sortie - "qu'il ferme sa gueule!" - du général à l'adresse de l'architecte en chef de Notre-Dame. Une "galéjade", a balayé dimanche le général Georgelin en revenant sur l'épisode.
Le ministre de la Culture Franck Riester avait assuré en mai que les Français pourraient donner leur avis lors d'une "grande consultation", même si le choix final reviendra à l'Etat.
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Mais "pour reconstruire la flèche, il faut d'abord que la charpente ait été faite, que le toit ait été refait", a rappelé le M. Georgelin. Pour le choix du matériau de la charpente, il souligne que le processus sera le même, avec "étude" et "examen de toutes les options possibles", démentant que la décision ait déjà été arbitrée en faveur d'une réfection à l'identique, en bois.
Composée d'un enchevêtrement de poutres massives en chêne, la charpente de Notre-Dame, surnommée "la forêt", était l'une des plus anciennes de la capitale.
Sur 922 millions d'euros de dons promis pour reconstruire Notre-Dame, a-t-il par ailleurs indiqué, "de l'ordre de 400 ou 500 millions" ont été récoltés à ce stade.
Laure Fillon, AFP
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