La majorité d'Anne Hidalgo a fait adopter, ce jeudi au Conseil de Paris, un plan d'actions visant à économiser l'eau dans la capitale. L'opposition a simplement émis quelques réserves.Le record n'avait pas été battu depuis 1920. Mercredi, la tempête Kirk a arrosé Paris en y déversant pas moins de 70 millimètres de pluie. Alors même que certains départements d'Île-de-France, comme la Seine-et-Marne, étaient encore en vigilance inondation jeudi, le président d'Eau de Paris et adjoint (écologiste) d'Anne Hidalgo, Dan Lert, a présenté un plan de sobriété de l'eau.
L'élu chargé de la transition écologique, de l'eau et de l'énergie reconnaît un « contexte un peu particulier » pour présenter un tel projet, mais le lien entre les pluies torrentielles et le dérèglement climatique n'est plus à démontrer. D'autant qu'en parallèle, les périodes de sécheresse se multiplient dans la Ville Lumière, justifiant l'urgence d'agir.
Réduire de 15% les prélèvements
Le plan municipal tient en 27 points: il s'agit, d'ici à 2030, de diminuer de 15 % les prélèvements d'eau sur le réseau parisien. Pour ce faire, la méthode est simple, du moins sur le papier: abaisser de 10 % la ponction sur le réseau potable et de 20 % sur le réseau non-potable.
« À Paris, la crise de l'eau se fait déjà ressentir. Sa qualité se détériore à cause de la pollution et du fait des pesticides utilisés dans l'agriculture. D'autant que les nappes phréatiques ne se remplissent plus autant qu'avant, impactant fortement la quantité disponible », alerte Dan Lert.
Reste que l'ambition a été fraîchement accueillie par l'opposition sur les bancs du Conseil de Paris. Lors du débat organisé jeudi soir, Maud Lelièvre, élue (MoDem) du IXè arrondissement, a reconnu l'utilité d'un tel projet, même si, a-t-elle jugé, « cela manque cruellement de moyens concrets ». Selon elle, « l'objectif fixé ne va pas assez loin et la mairie se doit d'anticiper des travaux plus ambitieux ».