JOP de Paris 2024: « le Centre aquatique ne doit pas devenir une sorte d'Aquaboulevard » (député)
César Armand
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Des milliards d'euros sur la table. En vue des JOP de Paris 2024, près de 8,3 milliards d'argent public et privé sont sur la table, d'après les chiffres officiels. Sans attendre les épreuves olympiques du 26 juillet au 11 août 2024, puis paralympiques du 28 août au 8 septembre 2024, deux députés ont décidé de se pencher sur les « retombées économiques et sociales » de la compétition sportive. Stéphane Peu (PCF, Seine-Saint-Denis) et Stéphane Mazars (Renaissance, Aveyron) veulent, en priorité, travailler sur l'attribution des marchés publics. Ils se donnent six mois pour sortir leur étude, avant un pré-rapport en février 2023.
« Il est du devoir de l'Assemblée nationale de contrôler et d'évaluer les JOP sur leur préparation et leurs ambitions affichées », justifient-ils.
L'objectif est double : « tirer un premier bilan des marchés conclus » par le maître d'ouvrage public, la Société de livraison des ouvrages olympiques (Solideo), et par ses maîtres d'œuvre privés, c'est-à-dire les professionnels ayant remporté les lots de construction, notamment du Cluster des médias et du Village des athlètes. Mais aussi « examiner les premiers marchés publics » passés par le Comité d'organisation des Jeux olympiques et paralympiques (COJOP). D'ici au 31 décembre 2023, la Solideo, qui devra avoir terminé ses chantiers à cette date, aura en effet lancé 80% de ses appels d'offre, de même que le Cojop 50% des siens.
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En théorie, 25% des marchés sont censés être attribués à l'économie locale. Dans la pratique, il existe un « hiatus » entre les donneurs d'ordre, c'est-à-dire les majors du BTP lauréates des appels d'offre de la Société de livraison des ouvrages olympiques (Solideo), et leurs partenaires, pointe Stéphane Peu.
César Armand