Représentant 30% du PIB national et 18,3% de la population française, l'Île-de-France est l'une des régions moteur de l'économie tricolore. En relatif, elle est même plus robuste qu'au niveau national. Alors qu'elle a, comme partout dans le monde, subi les conséquences désastreuses de la crise financière, elle remonte correctement la pente depuis. Les données les plus récentes de la conjoncture francilienne, qui font état de la situation économique au troisième trimestre 2015, montrent ainsi que dans la région capitale, « le niveau de l'emploi n'est plus inférieur que de 0,2% à son point haut d'avant la récession de 2008-2009, alors que l'emploi salarié au niveau national accuse toujours un déficit conséquent de 3,4% », explique une note du Centre régional d'observation du commerce, de l'industrie et des Services (Crocis), affilié à la CCI Île-de-France.
Plus concrètement, au troisième trimestre 2015, le niveau de l'emploi salarié marchand en Île-de-France a légèrement augmenté de 0,1% par rapport au trimestre précédent. Ce chiffre s'inscrit « dans la continuité des résultats observés depuis le second semestre 2013 », note le Crocis. Sur un an, l'emploi salarié marchand est même d'ailleurs en hausse de 0,6%.
Ces évolutions tiennent à la bonne dynamique de l'emploi dans le secteur tertiaire (+1,1% sur un an), qui représente 84,5% des 6 millions d'emplois salariés dans la région Île-de-France. En revanche dans les secteurs de l'industrie et de la construction, l'emploi reste orienté à la baisse de respectivement 1,5% et 2,2% sur un an explique le Crocis.
Cependant, la dynamique globale de l'emploi en Île-de-France ne fait pas pour autant baisser le chômage.
Depuis le début de la crise, la hausse du taux de chômage reste tout de même moins marquée dans la région capitale (+2,9 points) qu'au niveau national (+3,4 points).
À lire également
Par ailleurs, le nombre de demandeurs d'emploi est toujours orienté à la hausse en Île-de-France, ce qui « ne laisse pas entrevoir de repli significatif et durable (du taux de chômage, NDLR) à courte échéance », explique l'institut. Concrètement, le nombre de demandeurs d'emplois dans la région augmente légèrement en catégorie A au cours du troisième trimestre 2015, de 940 demandeurs d'emploi supplémentaires de fin juin à fin septembre, contre +7.920 au deuxième trimestre 2015.
Plus intéressant, depuis le point bas de 2008, il y a aujourd'hui 286.000 demandeurs d'emplois en plus, soit une hausse de 73,8%.
Bref, la situation reste peu réjouissante dans la région capitale, mais elle l'est encore moins au niveau national.
Avec sa nouvelle usine, Giffard mise sur l'essor des boissons sans alcool
Des drones alliés aux véhicules autonomes : l'école Centrale de Nantes expérimente l'industrie du futur
« Le Grand Paris peine à répondre aux objectifs qui lui ont été assignés » : le Plan pousse au big bang fiscal et politique
Après un mois de grève, les salariés de Dumarey exhortent l'État à trouver un repreneur