Les rames du métro du Grand Paris dévoilées

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(Crédits : DR)
Le métro du Grand Paris ne roulera pas avant 2024, mais on peut déjà en avoir un avant-goût en visitant un quai d'une station modèle avec une maquette d'un bout de rame grandeur nature.

Présentée vendredi, cette maquette d'une demi-voiture du futur supermétro francilien vient compléter "la Fabrique du métro", un espace d'exposition ouvert à Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis) par la Société du Grand Paris, l'établissement public chargé de le construire.

L'intérieur de ce nouveau métro automatique conçu par Alstom, qui équipera les lignes 15, 16 et 17 du Grand Paris Express, donne une certaine impression d'espace: les rames seront larges de 2,80m, contre 2,40m pour le réseau classique.

Autre nouveauté: les habituels carrés de sièges -bleus- alternent avec des banquettes -rouges- le long des fenêtres, comme dans le métro de Londres. Il n'y aura que 20% de places assises. Il s'agit d'"amener de la sérénité au voyageur, de façon à ce qu'il se sente le mieux possible, qu'il comprenne le voyage", explique la designeuse Régine Charvet-Pello.

L'éclairage, notamment, a été travaillé pour se rapprocher de la lumière naturelle et varie selon les moments de la journée pour être, selon ses concepteurs, "adapté au rythme biologique des voyageurs".

L'information des voyageurs a aussi été soignée, des écrans prévenant par exemple que les ascenseurs de la station suivante seront hors service.

"Ca va être la vitrine d'Alstom, mondialement, parce que c'est ce qui se fait de mieux en termes de métro", a assuré le PDG du constructeur français Henri Poupart-Lafarge.

La Société du Grand Paris et Ile-de-France Mobilités, l'autorité régionale des transports qui finance le matériel roulant, ont signé en 2018 pour 183 rames pour un montant total de 1,3 milliard d'euros.

Dans le détail, Alstom doit construire ces prochaines années 133 rames longues de 108m (de six voitures chacune, pouvant transporter un millier de personnes) pour la ligne 15, et 50 rames deux fois plus courtes (trois voitures) pour les lignes 16 et 17.

"Made in Valenciennes"

Le premier prototype doit entamer des essais l'année prochaine, les premières livraisons étant attendues en 2023, selon M. Poupart-Lafarge. Les rames seront conçues et fabriquées dans son usine de Valenciennes (Nord).

Quant à la mise en service, le coronavirus va sans doute retarder un peu les choses. Elle est attendue au second semestre 2024 sur un premier tronçon de la ligne 16 entre Saint-Denis Pleyel et Le Blanc-Mesnil, en Seine-Saint-Denis --avec peut-être aussi un morceau de la 17 jusqu'à l'aéroport du Bourget.

La ligne 15, elle, doit suivre en 2025 sur un premier tronçon au sud de Paris, entre Porte-de-Sèvres (Hauts-de-Seine) et Noisy-Champs (à la frontière de la Seine-Saint-Denis et de la Seine-et-Marne). A terme vers 2030, elle fera un grand cercle autour de Paris.

Si on peut maintenant se faire une idée de ce que sera le matériel roulant, on ne connaît pas encore l'exploitant de ces nouvelles lignes. Ile-de-France Mobilités a lancé un premier appel d'offres pour les lignes 16 et 17, et devrait en lancer un autre pour la 15 "dans six mois", selon son directeur général Laurent Probst. L'idée étant de désigner le vainqueur deux ans avant la mise en service.

A l'horizon 2030, les 200 km de métro automatique du Grand Paris Express doivent permettre de doubler la longueur du réseau métropolitain actuel, s'étendant jusqu'aux aéroports d'Orly et Roissy-Charles de Gaulle, au pôle scientifique de Saclay et aux quartiers sensibles de Seine-Saint-Denis, comme Clichy-sous-Bois et Montfermeil.

Le supermétro francilien "n'est pas un objet autonome". Il "vient se poser dans un système de transport" interconnecté à l'échelle de toute la région, a souligné Stéphane Beaudet, le vice-président d'Ile-de-France Mobilités.

La Fabrique du métro, qui présente des espaces d'exposition sur la conception du Grand Paris Express, est ouverte au public le premier samedi de chaque mois de 10h à 19h, au 50, rue Ardoin, à Saint-Ouen.

(avec l'AFP)

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Commentaires
a écrit le 04/10/2020 à 9:34 :
Continuons à entasser la région parisienne au lieu de délocaliser toutes les administrations qui peuvent fonctionner en temps réel avec l'informatique !!!!! Nos énarques ont trop peur d'être éloignés de Paris, voila la cause de tous nos maux .
a écrit le 03/10/2020 à 11:37 :
En Chine, il faut moins de cinq ans pour construire ce que nous mettons vingt ans à réaliser. ...le Métro francilien est peu étendu et surtout très salé. Le RER surtout...faites donc un tour à Pékin ou chez le voisin nippon... Tokyo a un réseau sûr, propre et pas cher ...la carte 24h du 東京メトロ coûte 800 ¥ soit moins de 6€ pour un réseau pléthorique et hyper efficace.
a écrit le 02/10/2020 à 21:29 :
Futurs Boeufs ! Vos Chars !

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