Revenu d'urgence, "capital jeunes" de 5.000 euros, fonds d'investissement populaire, financement de la transition écologique et énergétique, orientation du contrat de relance État-région, lieux de repos pour les livreurs des plateformes... En compagnie de la ministre de la Citoyenneté Marlène Schiappa, le sénateur (LREM) de Paris Julien Bargeton, qui a rédigé ce volet du programme de Laurent Saint-Martin, précise les mesures économiques et financières du catalogue de 154 propositions du chef de file de la liste "Envie d'Ile-de-France". Celui qui a été l'adjoint aux Finances d'Anne Hidalgo de 2014 à 2017 et celle qui reste une "macroniste de la première heure" étant co-têtes de liste dans la capitale reviennent également sur leurs idées pour la ville-centre.
LA TRIBUNE : La jeunesse est érigée en « grande cause régionale » dans le programme de votre chef de file Laurent Saint-Martin. A rebours du gouvernement auquel vous appartenez qui s'oppose à un « RSA jeunes », vous souhaitez expérimenter la création d'un revenu d'urgence de 500 euros pour 40.000 jeunes en situation de précarité. Pourquoi ?
MARLÈNE SCHIAPPA : Je sors d'une cérémonie baptisée « Les prodiges de la République » où en tant que ministre chargée de la Citoyenneté, je viens de remettre un chèque de 500 euros à 800 jeunes engagés dans les associations. La jeunesse doit être notre priorité. Nous couvrons d'ailleurs toutes les jeunesses avec également le « capital jeune » de 5.000 euros pour 10.000 Franciliens de 18 à 30 ans souhaitant créer leurs entreprises pour exalter cet esprit créatif.
Souvenez-vous du président de la République Emmanuel Macron qui avait déclaré, en janvier 2015, « il faut des jeunes Français qui aient envie de devenir milliardaires ». C'est important que les jeunes aient envie de créer une startup de la même manière que c'est pour cela que nous défendons la création de pépinières d'entreprises dans les lycées. L'idée est que l'Ile-de-France soit fer de lance dans la relance. D'autres jeunes sont plus en grande difficulté et doivent être soutenus. Ce n'est pas non plus un « RSA jeunes » mais un revenu d'urgence limité dans le temps.
Pour combien de temps justement ?
M.S. : Pour une durée de quelques mois, le temps de trouver le premier job. Ce sera déterminé en fonction des besoins de chacun. Le temps de la reprise économique est prévu pour septembre, et Laurent Saint-Martin, rapporteur général du budget, y travaille fortement.