Je ne postule pas à la présidence de la région, mais j'appelle tous ceux qui ont payé le prix fort de cette épidémie, de ces confinements, et qui sont allés au front à défendre leurs intérêts.
Nathalie Arthaud, candidate Lutte Ouvrière
LA TRIBUNE : Les Français et les Franciliens vous connaissent comme candidate à l'élection présidentielle. Pourquoi êtes-vous candidate à la tête de la région d'Île-de-France ?
NATHALIE ARTHAUD : Les travailleurs et les travailleuses doivent se faire entendre par tous les moyens possibles. Nous nous présentons aux élections pour pouvoir nous exprimer.
Vous, présidente du conseil régional, quelle sera la première mesure économique que vous mettrez en place ?
Je ne vais pas jouer à ça. Je ne postule pas à la présidence de la région, mais j'appelle tous ceux qui ont payé le prix fort de cette épidémie, de ces confinements, et qui sont allés au front, à défendre leurs intérêts. Beaucoup se sont retrouvés sans salaire, en fin d'intérim, en fin de CDD ou sont sous la menace de licenciements. Aussi, j'appelle ce monde du travail à dire leurs besoins, à exprimer leur colère, leur écœurement dans cette période. Il y a encore une minorité qui a pu accumuler des millions au détriment de ce que j'appelle les essentiels à la vie économique et sociale. Ces derniers sont légitimes pour dire qu'il faut un emploi pour tous de la même manière qu'il faut augmenter les salaires, dont le SMIC. Ces travailleurs doivent avoir un droit de contrôle sur l'argent des entreprises, sans quoi le monde du travail sera encore et toujours sacrifié.