Piétonnisation: Paris accélère, la droite freine des quatre fers
Alexandre Schmitt
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Le pont d'Iéna
Reuters
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Le pont d'Iéna
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Rouler avec sa voiture sur le pont d'Iéna, c'est fini. Au lendemain de la clôture de Paris 2024, la ville de Paris a décidé d'offrir aux piétons le pont reliant le Trocadéro à la tour Eiffel. Toujours soucieuse de faire durer l'héritage des Jeux, la mairie d'Anne Hidalgo a décidé d'accélérer ses projets de piétonnisation dans la capitale.
Une dynamique qui suscite l'hostilité de la droite. Lors de l'ouverture du conseil de Paris mardi soir, la première adjointe (LR) du maire du XVIè arrondissement, Samia Badat-Karam, a demandé d'abandonner l'aménagement de la place du Trocadéro. Au-delà de ce simple projet, l'opposition souhaite mettre un terme à la politique de la municipalité qui vise à végétaliser le cœur de la capitale.
La majorité de gauche reste, elle, fidèle à ses ambitions : réduire de moitié la place de la voiture dans Paris. L'adjoint écologiste d'Anne Hidalgo chargé notamment de la végétalisation de l'espace public et des espaces verts, Christophe Najdovski, souhaiterait également piétonniser définitivement la place de la Concorde.
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A terme, trois hectares d'espaces verts y seront plantés. Une solution proposée par la Ville pour lutter contre le dérèglement climatique et les îlots de chaleur. Mais l'idée ne plaît pas à la droite parisienne. Selon le porte-parole Urbanisme du groupe d'opposition Changer Paris, Jean-Pierre Lecoq, cette opération constitue un « passage en force d'Anne Hidalgo ». Le maire (LR) du VIè arrondissement justifie son désaccord au regard des embouteillages générés par la piétonnisation. Un argument que la mairie réfute.
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