ZFE-m : le plan à 5 milliards pour réduire la dépendance forcée des banlieusards à l'automobile
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ZFE-m. C'est l'un des rares acronymes barbares de l'administration française que connaissent tous les habitants des grandes villes ou presque. Derrière ces quatre lettres, les zones à faibles émissions-mobilité visent à limiter la circulation des véhicules les plus polluants à l'intérieur de 43 agglomérations, soit près de la moitié de la population française. Nées en 2015 dans la loi sur la transition énergétique et pour la croissance verte, puis rendues obligatoires par la loi d'orientation des mobilités de 2019 et concernant toutes les agglomérations de plus de 150.000 habitants depuis la loi « Climat & Résilience » de 2021, ces ZFE-m ont été pensées pour lutter contre la pollution de l'air. Les particules fines et les dioxydes d'azote émis par les véhicules sont en effet responsables de 47.000 morts chaque année, selon Santé publique France.
Malgré tout, le 17 octobre dernier, le Conseil d'Etat a condamné l'Etat à payer 20 millions d'euros d'astreintes, considérant que « les mesures prises [ne garantissaient] pas que la qualité de l'air s'améliore de telle sorte que les seuils limites de pollution soient respectés dans les délais les plus courts possibles ».
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Hasard du calendrier, le premier comité ministériel sur les zones à faibles émissions-mobilité (ZFE-m) se tiendra le 25 octobre. Les ministres de la Transition écologique et de la Cohésion des territoires Christophe Béchu et des Transports Clément Beaune ont invité les 43 présidents d'agglomération concernées. Dès la mi-octobre, les députés Gérard Leseul (PS) et Bruno Millienne (MoDem), qui ont écrit un rapport sur les ZFE-m, ont été reçus par les ministres concernés, mais les cabinets en question refusent de « déflorer » les propositions qui pourraient être reprises par l'exécutif.