Pour ou contre : faut-il accélérer la création de zones à faibles émissions mobilité (ZFE-m) pour les véhicules particuliers ? Grégory Doucet face à Philippe Tabarot
César Armand et Marie Lyan
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune
Grégory Doucet, maire (Europe Ecologie-Les Verts) de Lyon, et Philippe Tabarot, sénateur (Les Républicains) des Alpes-Maritimes, rapporteur de la loi "Climat & Résilience" sur le volet "Se déplacer".
LE DÉBAT DE LA TRIBUNE. Déjà en place dans huit agglomérations, les zones à faibles émissions mobilité (ZFE-m) créées pour limiter la circulation des véhicules les plus polluants des villes se multiplient depuis la promulgation de la loi "Climat et Résilience". Des élus veulent accélérer le calendrier de déploiement pour lutter contre la pollution quand d'autres préfèrent temporiser face à la grogne sociale et l'impossibilité de bien contrôler ces ZFE-m. L'avis de Grégory Doucet, maire (Europe Ecologie-Les Verts) de Lyon, et de Philippe Tabarot, sénateur (Les Républicains) des Alpes-...
... , rapporteur de la loi "Climat & Résilience" sur le volet "Se déplacer".
C'est un enjeu majeur de santé publique. Un outil de lutte contre les oxydes d'azote et les particules fines émis principalement par le trafic routier. Un levier créé par la loi sur la transition énergétique et pour la croissance verte, dite loi Royal de 2015, pour limiter la circulation des véhicules les plus polluants à l'intérieur des agglomérations.
Déjà instaurées dans les métropoles du Grand Paris, de Grenoble, du Grand Lyon, mais aussi de Rouen, de Reims, de Nice, de Toulouse et de Saint-Etienne, les zones à faibles émissions-mobilité (ZFE-mobilité) vont se multiplier depuis la promulgation de la loi "Climat et Résilience" le 24 août 2021. D'ici à fin 2024, 33 nouvelles agglomérations de pus de 150.000 habitants seront concernées.
Mais, sans attendre cette échéance, face à la grogne des automobilistes, ces restrictions connaissent déjà des ajustements de calendrier. Le 1er février dernier, la métropole du Grand Paris a annoncé le report de l'entrée en vigueur de la troisième étape de juillet 2022 à début 2023, c'est-à-dire pour les véhicules essence immatriculés avant le 1er janvier 2006 et les diesel avant le 1er janvier 2011. La Métropole du Grand Paris se disant dans l'attente d'un prêt à taux zéro de l'Etat.
Pour l'heure, le format choisi se veut néanmoins "pédagogique" puisqu'au cours des quatre prochains mois, aucune contravention ne sera délivrée, le temps "d'informer" mais aussi de déployer les aides prévues à destination des foyers les plus modestes. Une mesure contestée cependant sur place par l'opposition, qui évoque une "zone à forte exclusion".
Newsletter
Climat & environnement
Chaque semaine, les enjeux clés de la transition écologique.