LGM signe un contrat majeur avec le CNRS Midi-Pyrénées

 |   |  328  mots
Pascal Malemant, directeur technique de LGM et responsable du projet / DR
Pascal Malemant, directeur technique de LGM et responsable du projet / DR
LGM Ingénierie, qui réalise des équipements électroniques embarqués, vient de signer un contrat avec le CNRS Midi-Pyrénées. Dans le cadre du programme européen Iagos, l'entreprise produira des instruments de mesure de l'air qui équiperont des Airbus A340 ou A330. Interview de Pascal Malemant, responsable du projet.

Quelle est la nature du contrat signé avec le CNRS Midi-Pyrénées pour devenir partenaire du programme Iagos ?
Iagos est un programme européen qui consiste à embarquer des instruments de mesure lors de vols commerciaux d'Airbus A340 ou A330. Ces instruments doivent permettre de mieux comprendre la composition de l'air en haute altitude et donc le climat. Aujourd'hui on se concentre sur le recueil des données qui sont compilées par Météo France. Mais plus tard, cela permettra de faire des prévisions sur la qualité de l'air.

Quel est le rôle de LGM dans ce contrat ?
Le Laboratoire d'aérologie du CNRS et de l'université Toulouse III a réalisé les prototypes des instruments. LGM a obtenu le contrat pour l'industrialisation, la requalification, la production et le maintien en condition opérationnelle. Il va y avoir 6 à 8 mois d'étude et après nous passerons à la phase de production. Nous allons produire 15 instruments en quatre ans. Nous fournissons au Laboratoire d'aérologie, deux instruments : Package 1 qui mesure l'ozone, le monoxyde carbone... et Pump-box qui prend l'air et l'injecte dans le système. Un premier Airbus A340 de Lufthansa a déjà été équipé en 2011 et a réalisé plus de 300 vols. La prochaine installation est prévue pour juin 2012 sur un A340 de China Airlines. Une autre pourrait suivre pour une compagnie aérienne de Hong Kong.

Que représente ce contrat pour LGM ?
C'est un contrat à tiroir, à tranches optionnelles. Il se situe autour de 2 millions d'euros sur quatre ans. Ce qui est intéressant, c'est la maintenance. Ces instruments vont durer 15 ans. On espère obtenir ce marché tout au long des quinze prochaines années. Ce contrat nous permet également d'avoir une référence supplémentaire pour se positionner sur d'autres marchés. Les compagnies aériennes s'intéressent à l'aspect environnemental. Le projet pourrait faire des émules.
 

Retrouvez toute l'actualité de la région Midi-Pyrénées avec Objectif News

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :