5 idées venues du Nord pour aider les entreprises à grandir

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(Crédits : DR)
Des dirigeants d'ETI et de grands groupes et des institutionnels ont été réunis vendredi 3 octobre à Lille par La Tribune pour identifier comment lever les freins de croissance des PME et favoriser l'émergence d'entreprises de taille intermédiaire.

Il y a trente ans, le Groupe Saniez débutait son activité avec deux salariés. Aujourd'hui, ce spécialiste des clôtures, basé à Solesmes dans le Nord, emploie 250 personnes au sein de ses huit filiales. Il est l'une des 218 entreprises de taille intermédiaires (ETI) du Nord-Pas-de-Calais. En ouverture du débat sur les freins de la croissance de PME à ETI, organisé à Lille le vendredi 3 octobre par La Tribune, Philippe Hourdain, président de la CCI Grand Lille a souligné :

"Nous attachons une grande importance au développement des ETI sur notre territoire, où elles concentrent 91.000 emplois. 42% d'entre elles sont industrielles, et 80 sont patrimoniales. Nous avons fondé avec le Medef Nord-Pas-de-Calais un club dédié aux dirigeants d'ETI pour mieux connaître leurs besoins"

Recruter et former

Parmi les leviers de croissance à actionner, Nadine Crinier, directrice régionale Nord-Pas-de-Calais de Pôle Emploi, a souligné l'importance de la stratégie de recrutement et de la nécessité de former ses salariés :

"Quand une entreprise grandit, le développement des fonctions support s'impose. Pôle Emploi peut aider les dirigeants à identifier leurs besoins en recrutement, mais aussi à échanger sur leurs pratiques dans le cadre des Clubs RH que nous organisons. Le temps que vous y consacrerez vous permettra d'anticiper les changements."

Pour préparer l'avenir et innover, l'opérateur public du réseau électrique ERDF travaille avec des start-ups et des ETI régionales. Pierre Caly, directeur du développement d'ERDF en Manche-Mer du Nord, confie :

"Nous investissons 130 millions d'euros par an dans la région Nord-Pas-de-Calais, notamment pour renforcer la sécurité sur les réseaux. Nous nous appuyons pour cela sur des PME et ETI locales. Nous participons à leur donner de la visibilité sur l'évolution du carnet de commandes, avec 1000 emplois induits à la clé."

Car quand l'activité est incertaine, les entreprises embauchent moins.

Addiction à la dette

Ce "jeu collectif" a été initié très tôt en Allemagne, où l'on compte quatre fois plus d'ETI qu'en France. Or, ces entreprises qui comptent de 250 à 5000 salariés ont le plus grand potentiel de croissance et de création d'emplois.

Pour Serge Bedrossian, directeur d'investissement ETI - Grandes entreprises chez Bpifrance, les modes de financement peuvent aussi impacter la croissance des entreprises :

"En France, nous avons une addiction à la dette, de par un facteur culturel et l'offre en financement. Mais quand on a des projets de croissance, il peut être plus judicieux de renforcer son capital."

Un fonds pour encourager la croissance

Bpifrance a d'ailleurs créé l'an dernier un fonds "ETI 2020" doté de 3 milliards d'euros, qui lui permet de co-investir au sein d'ETI aux côtés de fonds d'investissement privé. ETI familiale, le Groupe Saniez a récemment accueilli deux associés extérieurs à la famille. Marie Saniez, directrice générale et directrice des ressources humaines du Groupe Sanie, raconte :

"Nous avons permis à deux collaborateurs de prendre des parts dans le groupe, et la direction de deux filiales. Ainsi, nous avons conservé ces talents en leur permettant de grandir avec l'entreprise, qui se structure de plus en plus."

Enfin, Frédéric Motte, président du Medef Nord-Pas-de-Calais, a attiré l'attention sur la transmission des ETI familiales :

"Nous avons un outil fiscal, l'ISF (Impôt sur la fortune) qui n'est pas adapté aux holdings patrimoniales. Une adaptation de ce dispositif lèverait les freins à la transmission de nos ETI."

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a écrit le 08/10/2014 à 6:06 :
A noter un avantage de plus pour le proche avenir en termes de coûts, d'indépendance et d'efficience énergétique : la grande ambition du Nord-Pas-de-Calais pour l’injection de biométhane dans le cadre du projet régional de Troisième Révolution Industrielle, initié par la région avec le concours de l'économiste américain Jeremy Rifkin. La région dispose d’une densité de population importante, d’une agriculture et d’une industrie agroalimentaire dynamiques et de surcroit d’un réseau de gaz naturel parmi les plus denses d’Europe avec 17 500 km sur les deux départements, desservant les deux tiers des 1500 communes de la région. L’injection est la voie la plus efficace puisque 100% du combustible produit est rendu disponible à tous types d’usages et stocké dans le réseau. Plus de 40 projets sont déjà identifiés dans la région, 80% de la ressource proviendra des stations d’épuration des eaux, de l’industrie agro-alimentaire et de l’agriculture.
a écrit le 08/10/2014 à 6:06 :
A noter un avantage de plus pour le proche avenir en termes de coûts, d'indépendance et d'efficience énergétique : la grande ambition du Nord-Pas-de-Calais pour l’injection de biométhane dans le cadre du projet régional de Troisième Révolution Industrielle, initié par la région avec le concours de l'économiste américain Jeremy Rifkin. La région dispose d’une densité de population importante, d’une agriculture et d’une industrie agroalimentaire dynamiques et de surcroit d’un réseau de gaz naturel parmi les plus denses d’Europe avec 17 500 km sur les deux départements, desservant les deux tiers des 1500 communes de la région. L’injection est la voie la plus efficace puisque 100% du combustible produit est rendu disponible à tous types d’usages et stocké dans le réseau. Plus de 40 projets sont déjà identifiés dans la région, 80% de la ressource proviendra des stations d’épuration des eaux, de l’industrie agro-alimentaire et de l’agriculture.

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