Gin, Vodka, Whisky... Comment Busnel, le roi du calva, se diversifie
Nathalie Jourdan
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Trois nouveaux spiritueux passent au travers des alambics de la distillerie de Cormeilles (Eure).
DR
Nathalie Jourdan
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Trois nouveaux spiritueux passent au travers des alambics de la distillerie de Cormeilles (Eure).
DR
Il souffle comme un vent de changement au pays de l'alcool de pomme et pas seulement parce que le dry january bat son plein. En 2022, derniers chiffres connus, la moitié des cinq millions de bouteilles de calvados produites par les distillateurs français sous appellation d'origine contrôlée ont été expédiées à l'étranger. Soit une progression de 70% qui vient donner un peu d'air aux producteurs hexagonaux. Car si les Allemands et les Américains se sont pris d'amour pour cette boisson si frenchy, les Français en revanche le délaissent au profit des alcools blancs, au point que la consommation de calvados a été divisée par quatre en l'espace de trente ans.
De quoi inquiéter la vénérable distillerie normande Busnel, de loin le premier producteur en volume (1,5 million de bouteilles par an). « A l'export, le calvados est nouveau donc moderne. En France, c'est la boisson de papy, celle qu'on associe au café calva », est bien obligé de reconnaître son président et directeur commercial, Jean-Luc Pignol.
À lire également
Mono-produit pendant plus de deux siècles, la maison aux 6,5 millions de chiffre d'affaires, installée à Cormeilles dans l'Eure, a donc décidé de s'aventurer sur d'autres terrains, sous la baguette d'un maître de chais inventif. De ses alambics ne s'écoulent plus seulement du calvados, mais aussi désormais du whisky, du gin et de la vodka. Tous certifiés made in France et « RSE compatibles ». Une diversification qui coulait de source pour le patron des lieux.
Nathalie Jourdan