Dans le Gard, Futura Gaïa mise sur l’agriculture verticale de précision
Cécile Chaigneau
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Photo d'illustration
Futura Gaïa
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Développer un nouveau mode de production pour le monde agricole : une agriculture verticale de précision, baptisée géoponie rotative, en sol vivant, sans pesticides ni fongicides, utilisant du terreau dans un environnement climatique contrôlé, et opérée dans des bâtiments de friches industrielles. C'est le projet industriel auquel travaille la start-up Futura Gaïa depuis avril 2019 à Rodilhan dans le Gard, au cœur d'un vieux mas agricole. À son origine : Pascal Thomas, un ingénieur nîmois en génie logiciel, et Nicolas Ceccaldi, profil commercial et entrepreneur ayant passé dix ans chez Apple. C'est en observant la culture de fraises en biostimulation au Canada que Pascal Thomas s'est intéressé à ce type de production agricole qui, martèle-t-il, « donne des produits avec de très bonnes qualités gustatives et nutritives ».
Le principe : les plantes (salades, fraises, herbes aromatiques, fleurs, etc.) vont pousser dans des bacs disposés sur une roue et remplis de terreau. Elles bénéficient d'une ligne d'arrosage par le haut de la roue, un ordinateur calculant la quantité de nutriments et d'eau strictement nécessaire à chaque plante. Le modèle se veut complémentaire de l'agriculture de plein champ, une alternative qui, selon les fondateurs de Futura Gaïa, permettrait justement de réserver les terres aux productions qui nécessitent une culture en pleine terre.
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Au printemps 2020, Futura Gaïa avait bouclé une première levée de fonds de 2,5 millions d'euros auprès de Sofimac Innovation (société de gestion indépendante dédiée à l'investissement technologique et innovant), SOFILARO (société d'investissement filiale des Caisses régionales de Crédit Agricole du Languedoc et de Sud Méditerranée), Région Sud Investissement (fonds de co-investissement créé par la Région Sud), Caap Création (filiale du Crédit Agricole Alpes Provence), Occipac (holding d'investissement pour les PME de croissance de la région Sud), un family office (qui ne souhaite pas être cité) et l'investisseur Alain-François Raymond. Sa première ferme-pilote a été installée à Tarascon (Gard), dans d'anciens entrepôts logistiques, et compte une cinquantaine de systèmes de cultures à roues, avec l'objectif de monter à 200. Opérationnelle depuis janvier 2021, elle produit aujourd'hui « 120 kg d'herbes aromatiques par semaine, qui partent à Rungis pour y être vendues à la grande distribution », annonce Pascal Thomas, qui confie son souhait d'implanter un jour une ferme verticale au cœur même du ventre de Paris...
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