Ideol parie sur les éoliennes flottantes

Laurence Bottero, à Marseille

Laurence Bottero, à Marseille
C'est un parti pris, mais, pour l'heure, Ideol ne le regrette pas. Il y a cinq ans, cette PME installée tout près de Marseille, à La Ciotat, décide de se positionner sur l'éolien flottant quand la tendance va plutôt vers l'éolien posé. Un choix qui se justifie facilement : au-delà de 30 à 40 mètres, l'éolien posé n'est plus compétitif sur le plan économique.
Et puis les éoliennes flottantes présentent un avantage : leur impact visuel est moindre. Tout pour plaire. Notamment, on l'imagine, en matière de potentiel de développement. C'est comme cela qu'a été pensé Damping Cool, un système breveté, calqué sur le monde de l'offshore parapétrolier, qui prend la forme d'un anneau carré apte à résister aux ballotements de l'eau et à s'adapter à tout type d'éolienne standard, quelles que soient sa taille et sa puissance.
Avec des mensurations compactes - entre 35 et moins de 55 mètres de côté -, la solution d'Ideol permet de maîtriser les coûts logistiques de construction. Le choix du béton en lieu et place de l'acier contribue également à faire baisser la facture.
Pour l'heure, les tests en bassin semblent confirmer la fiabilité technique du système. Avoir été retenu par le gouvernement japonais dans le cadre d'un consortium attaché à tester différentes technologies flottantes a aussi valeur de validation.
« C'est notre référence caviar », reconnaît Bruno Geschier.
Cet été, c'est au large du Croisic, sur le site d'essai SEM-REV de l'École Centrale de Nantes qu'Idéol équipera le démonstrateur fabriqué par Bouygues Travaux publics dans le port de Saint-Nazaire. Baptisée Floatgen, cette éolienne sera la première à être installée au large des côtes françaises.
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Un argumentaire défendu lors des rencontres internationales de l'éolien en mer flottant qui se sont déroulées à Marseille en mars dernier.
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Un rendez-vous dans lequel Ideol s'est investi, fier de se proclamer aujourd'hui « la seule entreprise au monde à générer un chiffre d'affaires d'ordre commercial » de 4 millions d'euros. Et Bruno Geschier d'insister : « Le flottant va s'imposer » face à l'éolien en mer posé et à l'éolien terrestre.
Laurence Bottero, à Marseille