Creasynth vulgarise la réalité virtuelle pour les PME
Frédéric Thual, à Nantes
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AVR-TED de Creasynth
Creasynth
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AVR-TED de Creasynth
Creasynth
« C'est un outil capable de concevoir et de visualiser des objets dans un environnement, un outil qui simule le fonctionnement d'une usine ou d'un site industriel ou mesure le comportement et les réactions d'une personne face à une situation complexe... Tout cela en 3D temps réel et paramétrable dans tous les sens », explique David Cragné, fondateur de Creasynth à Saint-Nazaire, qui vient de finaliser la solution AVR-TED, un outil simplifié intégrant des modules de simulation, des automatismes industriels, des applications de réalité virtuelle et augmenté... greffés sur la plateforme ouverte Unreal Engine 4, conçue pour gérer ces différentes technologies et accessible gratuitement. «Toutes ces technologies existent sur le marché mais sont souvent peu compatibles entre elles et relativement complexes d'utilisation pour un non spécialiste. Alors, nous avons développé un flux homogène facilement utilisable par un non initié ». C'est tout le pari de Creasynth qui entend démocratiser la réalité virtuelle et la 3 D en temps réel auprès des PME, où selon, Olivier Dario, Délégué général du Symop (Syndicat des Machines et des Outils de Production)« seules 10% d'entre elles ont, à ce jour, intégré des technologies du futur.»
« Il ne s'agit pas d'acquérir un outil de réalité virtuelle et de se demander ce que l'on peut faire avec. On s'adresse plutôt à des gens qui sont face à une problématique et comment la réalité virtuelle va pouvoir les aider à la résoudre. Ce n'est pas la PME qui s'adapte à l'outil mais l'outil qui s'adapte aux usages de la PME », argumente David Cragné venu du monde de l'ingénierie mécanique, de la production audiovisuelle et des effets spéciaux avant de se casser les dents sur un business plan autour de la restitution en 3D en temps réel en 2010. « A l'époque, le marché et les technologies n'étaient pas mûrs. La gestion de la lumière impose d'importantes rapidité de calcul. Ce qui prenait quatre jours se fait aujourd'hui en dix minutes », dit-il.
Frédéric Thual, à Nantes
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