Gruau, leader européen de la carrosserie expose son histoire industrielle

Le constructeur carrossier Gruau ouvre un espace patrimonial au siège de l’entreprise à Saint-Berthevin : de la charrette hippomobile au food truck, retour sur 130 ans d’innovations.
La fabrique née à Laval en 1889 est aujourd’hui un groupe de 21 sites et de 1.500 salariés.
La fabrique née à Laval en 1889 est aujourd’hui un groupe de 21 sites et de 1.500 salariés. (Crédits : Gruau)

En 1889, alors que la tour Eiffel fait l'actualité, René le Godais s'installe à Laval où il crée sa fabrique de carrioles. L'homme a le sens du commerce. Plus de 10.000 charrettes sortiront des ateliers Le Godais. Le fils de René emploie un apprenti du nom de Marius Gruau, qui, au décès de son patron, reprend les rênes de l'affaire. À laquelle il donne son nom en 1933. Marius court les salons de l'auto.

En 1955, Gruau passe à l'ère industrielle, s'attaque aux autocars, s'agrandit. René Gruau, le fils, crée le « Groupement des carrossiers constructeurs » au niveau national, lorgne vers les États-Unis. Et s'implique dans le tissu local. À sa mort, c'est Patrick Gruau qui devient le PDG de l'entreprise. Inspiré par des voyages d'étude au Japon, il lance son premier projet d'entreprise en 1988 autour d'une démarche « qualité totale » et d'un management participatif.

Numéro un européen de la carrosserie sur véhicule utilitaire

Suivront une politique de croissance externe et de nombreuses innovations : Gruau revendique d'avoir été le premier à créer un réseau de distributeurs pour favoriser la proximité partout en Europe, le premier à rallonger des véhicules par collage, le premier à inventer un système évitant aux livreurs de monter dans leur véhicule pour récupérer les caisses à livrer...

Multispécialiste et multimarques, l'entreprise (1.500 collaborateurs sur 21 sites) est devenue numéro un européen de la carrosserie sur véhicule utilitaire avec un chiffre d'affaires de 290 millions d'euros. Patrick Gruau, cinquième génération, ouvre un espace patrimonial, témoin de l'histoire industrielle et sociale du pays. « C'est le moyen d'apprécier sur quelles bases repose l'entreprise, de partager la transmission d'un capital immatériel vivant entre générations de collaborateurs», explique le dirigeant mayennais, qui a même recruté un conservateur pour organiser les milliers de documents disponibles.

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