Tronico se diversifie dans le biomédical
Frédéric Thual
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Tronico
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Sollicité en plein confinement par des makers nantais pour apporter son savoir-faire à la conception d'un respirateur artificiel imaginé pour subvenir au manque d'équipements pendant la phase critique de la pandémie, Patrick Collet, PDG de Tronico, filiale du groupe Alcen, culturellement proche de l'agilité des startuppeurs, n'aura pas réfléchi très longtemps. Le lendemain, le chef d'entreprise dépêche quatre ingénieurs à Nantes et ouvre largement son back-office au collectif Makers For Life.
Si, depuis, l'industrialisation du respirateur MakAir a été prise en main par Renault et Seb, Patrick Collet reconnaît que l'épisode, à l'image de la crise de 2008, l'a amené à travailler différemment dans le bureau d'études.
En 2009, ce spécialiste des systèmes électroniques intervenant pour l'aéronautique, la défense, le médical... avait vu fondre son chiffre d'affaires de 70 à 40 millions. Simple sous-traitant, l'entreprise s'était alors dotée d'un bureau d'études et d'une cellule d'innovation pour aller vers la conception de ses propres produits.
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Une technologie qui remplace progressivement l'hydraulique et la pneumatique. L'orientation prise dans l'hydrogène s'est, par exemple, révélée prometteuse. Avec la mise au point de convertisseurs d'énergie entre les piles à hydrogène et les batteries lithium, Tronico est entrée chez Aston Martin, PSA ou Renault sur la Kangoo... Cette évolution vers l'électronique de puissance lui a aussi ouvert les portes des biotechnologies et des dispositifs médicaux. Cette diversification, engagée au lendemain de la crise de 2008 avec la création de Tame-Water et de cinq nouvelles marques, s'avère plus que jamais déterminante au sortir de la pandémie de Covid-19.
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