Xenothera accélère sa course au traitement contre la Covid-19
Frédéric Thual
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Xenothera ambitionne de produire 10.000 doses par mois d’ici dix-huit mois
Xenothera
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Xenothera ambitionne de produire 10.000 doses par mois d’ici dix-huit mois
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Elle cherchait 3 millions d'euros. Elle en a trouvé 7. Et reprend son bâton de pèlerin pour en dénicher 35. De quoi s'aligner dans la course aux traitements contre la Covid-19 face à son principal concurrent l'américain Sab Biotherapeutics qui a réussi à lever 27 millions de dollars en quinze jours auprès du ministère de la défense américain. « Une autre dimension », concède la chercheuse nantaise Odile Duvaux, fondatrice de la biotech Xenothera qui démarre, en juillet, les premiers essais cliniques de phase 2 de son candidat médicament anti-COVID-19, baptisé XAV-19, basé sur la production d'anticorps polyclonaux protecteurs similaire à la réponde naturelle de l'homme. Un premier lot a été produit en mai à Alès par le laboratoire LFB, spécialisé dans la production de protéines thérapeutiques, avec lequel Xenothera a signé accord de production. Un deuxième le sera en juillet. « Grace aux financements que nous avons décrochés, nous pouvons produire plus de lots et traiter davantage de patients. On parlait en dizaine, on parle désormais en centaines avec un S », se réjouit Odile Duvaux.
Depuis l'appel à contribution lancé fin mars pour trouver trois millions d'euros, Xenothera n'a pas chômé. Encouragée à poursuivre ses travaux par le gouvernement, la biotech a bénéficié du soutien de l'Etat à hauteur de 2,3 millions d'euros via le dispositif French Tech Bridge, géré dans le cadre du Programme d'investissement d'Avenir (PIA) géré par BPIFrance. Entendue par l'Union Européenne, la jeune entreprise, née en 2014, qui a postulé à un appel d'offres européen, a également obtenu une subvention de 2,1 millions d'euros via l'accélérateur EIC, habituellement fléché pour accompagner de futures licornes, dans le cadre du programme de recherche et d'innovation Horizon 2020. A cela s'est ajoutée 112.000 euros de dons privés récoltés à la suite de l'appel à contribution, une subvention de 200.000 euros de la région des Pays de la Loire et autant de Nantes Métropole. Dans le même temps, Xenothera a procédé à une augmentation de capital de 2,8 millions d'euros auprès de ses actionnaires historiques (Fonds d'investissement Parquest, fonds Pays de la Loire développement et Pays de la Loire Participations, des réseaux de business Angels dont ABAB et des holdings familiales privées). Ce renforcement voulu pour accompagner son développement sur ses autres programmes (tumeurs, transplantations, dengue, ebola...) a été abondée par le dispositif French Tech Bridge et a conduit à l'émission d'obligations souscrites par le gouvernement.
Frédéric Thual
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