Ceeram invente des kits pour détecter les virus dans les aliments

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Les kits Ceeram Tools sont une innovation majeure pour détecter et identifier les virus entériques, pouvant être présents dans les produits alimentaires, souvent à l'origine de gastroentérites et des hépatites A et E. © Ceeram
Les kits Ceeram Tools sont une innovation majeure pour détecter et identifier les virus entériques, pouvant être présents dans les produits alimentaires, souvent à l'origine de gastroentérites et des hépatites A et E. © Ceeram (Crédits : Ceeram)
Experte dans la détection d'agents microbiens la société nantaise est devenue en quelques années l'un des leaders mondiaux en virologie alimentaire. Grâce à la production de kits de détection et d’identification d'agents émergents mais aussi à la mise en œuvre d'une habile et inhabituelle stratégie de marketing.

En juillet dernier, l'IAFP (International Association Food Protection) américaine a décerné un Award à la société nantaise Ceeram pour ses travaux innovants sur la prévention et la maîtrise du risque viral dans les aliments. Fondée en 2005 à Nantes par Benoît Lebeau et Fabienne Loisy-Hamon, deux spécialistes de l'identification génétique, l'entreprise a mis au point et développé des kits de détection et d'identification (Ceeram Tools) pour les agents microbiens émergents et atypiques. En d'autres termes, des virus entériques souvent à l'origine de gastroentérites et des Hépatites A et E.

Ces outils sont proposés à des laboratoires d'analyses comme Eurofins ou l'américain Silliker, intervenant à la demande de grands groupes industriels de l'agroalimentaire ou du traitement des eaux. Avec une croissance de +34 %, le chiffre d'affaires de Ceeram a atteint 800 000 euros en 2012 et devrait, au regard d'une croissance de 70 % en 2013 et d'une forte poussée à l'international, tripler d'ici deux ans.

Commercialiser les phases intermédiaires de recherche

"Nous sommes, certes, un laboratoire de recherche, mais nous sommes avant tout une société",rappelle Benoît Lebeau, formé à l'école du feu généticien nantais Jean-Paul Moisan, (fondateur d'Atlangène), et qui dirigea la filiale Atlangene America, en Amérique du Nord.

"En créant Ceeram, précise le dirigeant, il ne s'agissait pas de faire du développement pendant trois ans et d'attendre d'éventuels résultats." Dès le départ pour prouver la qualité de ses assertions, Ceeram a donc commercialisé les phases intermédiaires de recherche.

Ces micro-innovations élaborées sous formes de services (diagnostics) et prestations de formation ont permis de prendre pied dans les laboratoires, de sensibiliser les industriels et de former les scientifiques.

Détecter l'origine de contamination

Pour limiter les besoins en RH, ces actions ont été relayées par une communication importante via les réseaux sociaux. Jusqu'à la mise au point des "Ceeram Tools", qui, utilisés pour des études épidémiologiques, permettent de détecter l'origine de contamination très en amont et de façon transversale. Et pouvoir anticiper. A l'image des coquilles Saint-Jacques du Pérou, importées en Europe, où des risques microbiologiques avaient été détectés.

Partenariat avec Life Technologies

"Avec la globalisation, le problème majeur, c'est l'eau. Dans les pays en voie de développement mais aussi pour dans les pays développés qui produisent dans les territoires émergents!", assure Benoît Lebeau. Une présence qui, dans un sens, garantit une détection des risques dans des zones qui n'ont pas forcément les moyens et le savoir-faire nécessaire. Rentable dès 2009, Ceeram a, depuis, engagé de gros efforts en production et en commercialisation à l'international. Notamment en 2012, à travers un partenariat avec le leader mondial Life Technologies qui distribue les kits de diagnostic Ceeram Tools? sur l'Europe, le Moyen-Orient, l'Afrique, les Amériques, l'Asie et l'Océanie.

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