Une invitation -payante- aux développeurs de tous poils à venir retirer les codes personnalisés et le savoir-faire pour déployer les « silkke » sur leur plateforme (Unity 3D ou Unreal). Et ce, que ce soit un jeu, un programme de divertissement, un magasin, un centre commercial, une usine, un parcours bancaire...
Haute de trois mètres pour quatre de large, la capsule « silkke » ressemble à une grosse gélule. Elle a fait une apparition remarquée en avant-première lors du dernier tournoi de Roland Garros et au festival Futur en Seine. Pour douze euros, on y entre comme dans les célèbres cabines photographiques pour se faire tirer le clone. À l'intérieur, une centaine de capteurs détecte et scanne l'individu qui doit se tenir debout, immobile, les bras en croix. Clic, clac, c'est dans la boite. Le résultat ?
Physiquement rien à redire, la reproduction est fidèle. Si la démarche manque un peu de souplesse, on s'approche de la réalité. « Les enfants, les femmes en raffolent et veulent absolument entrer dans la cabine », constate le patron de Silkke.
Une heure après, la personne récupère sur son mobile, son avatar articulé en 3D, copie conforme, qu'elle va pouvoir introduire dans un jeu vidéo, pour visiter un centre commercial, un paquebot, participer à un défile de mode, mener des réunions avec d'autres "silkke"... pour peu que des plateformes ad'hoc aient été pensées pour les accueillir. C'est donc tout l'enjeu de la Silkke Academy.
Déjà, les développeurs de "silkke" ont commencé à travailler sur la voix. À synchroniser les lèvres, le mouvement des yeux, du visage sur les paroles prononcées. Si le résultat est perfectible, l'apparence finale est assez bluffante.
L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.

Mise au point après trois prototypes, la fabrication de la capsule est confiée à deux sous-traitants, situés à Angers et Dubaï, à proximité du plus important hub aérien et maritime au monde qui permettra de se déployer sur la planète.
Déjà, de grands comptes de l'industrie, de la mode, du divertissement et des médias s'y intéresseraient de près. Dont France Télévisions où l'ensemble du comex et les vedettes du petit écran sont passés par la capsule. Pour en faire quoi ? La démarche serait confidentielle.
Des dirigeants de Facebook seraient même venus se faire scanner et seraient repartis avec leur avatar dans leur smartphone.
À eux alors de déployer de vraies stratégies autour de l'avatar.
Il aura fallu quatre années de R et D menées avec une grande discrétion pour mettre au point cette technologie innovante. Ingénieur spécialisé dans l'informatique et l'intelligence artificielle, formé à l'EISTI (Ecole Internationales des Sciences du Traitement de l'Information) de Cergy-Pontoise, Édouard Deslandes, 47 ans, a, en une vingtaine d'années, touché au développement de logiciels et à l'électronique embarqué dans le domaine de l'armement ; travaillé sur la CAO-DAO dans le secteur de la navale et de l'aéronautique, multiplié les aventures entrepreneuriales ; développé et revendu plusieurs startups (Clever Age...) dans le conseil, etc.
Dans son parcours, l'homme évangélise à tour de bras les nouvelles technologies. Venu dans l'univers du luxe pour bâtir des environnements en 3D en temps réel, Édouard Deslandes prend conscience que ces environnements sont vides, sans émotion. Inhumains. C'est là que naît ce désir de peupler les mondes immersifs. De là se posait le problème de la manière de scanner les gens et de leur offrir ce personnage.
Créé à Paris, la startup s'est déplacée à Nantes en 2013.
Fondée à l'origine par l'actuel CEO de Silkke et deux investisseurs, auxquels il a, depuis, racheté les parts, la startup a bénéficié du concours d'une quinzaine d'investisseurs français indépendants, intervenus en nom propre. La jeune entreprise emploie aujourd'hui dix salariés.
Après une première levée de fonds d'un million d'euros, Silkke, discrète sur son chiffre d'affaires et ses perspectives d'évolution, compte en lancer une seconde très prochainement à hauteur de 500.000 euros cette fois, pour finaliser les projets de R et D en cours.
Avec sa nouvelle usine, Giffard mise sur l'essor des boissons sans alcool
Des drones alliés aux véhicules autonomes : l'école Centrale de Nantes expérimente l'industrie du futur
« Le Grand Paris peine à répondre aux objectifs qui lui ont été assignés » : le Plan pousse au big bang fiscal et politique
Après un mois de grève, les salariés de Dumarey exhortent l'État à trouver un repreneur