Farmbot, le jardinier intelligent et connecté pour les urbains

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Farmbot, le jardinier intelligent en action.
Farmbot, le jardinier intelligent en action. (Crédits : Farmbot)
Inspirés par la solution « open source » du Californien Rory Aronson, les fondateurs de l'association nantaise Farmbot ont décliné le concept de robot potager intelligent. Avec pour ambition de réintroduire de l'agricole en milieu urbain.

« Le robot potager est complètement adapté au concept de la ville intelligente où des surfaces inexploitées permettent d'accueillir de l'agriculture, du maraîchage... en zone urbaine », explique Geoffroy Lecerf, secrétaire générale de l'association Farmbot, créée à Nantes en février 2017 par une poignée de fondus de nouvelles technologies et/ou des amoureux des légumes bio.

Son objet est le déploiement de Farmbot, ce fameux robot potager, capable de semer, arroser et désherber en autonomie une « parcelle » de 3 mètres sur 6. L'engin a été conçu trois ans plus tôt par le startuppeur californien Rory Aronson pour protéger les ressources et endiguer l'agriculture intensive. Le modèle est vendu 3 150 dollars en open source, tant pour le software que pour le hardware.

« Très vite, on s'est rendu compte que la fabrication américaine allait nous poser des problèmes. Chaque changement de pièces imposait des droits de douane de 500 euros », indique Geoffroy Lecerf.

Rédhibitoire.

« Il nous fallait une solution française », dit-il.

Présentée au Nantes City Lab, voulu par Nantes Métropole pour faire de la cité des ducs de Bretagne une terre d'expérimentation, l'idée séduit Benoit Furet, enseignant chercheur à l'université de Nantes, à l'origine du robot élaboré pour construire une habitation de 70 m2 à l'aide d'une imprimante 3D. Cette fois, il confie le projet à sept étudiants en génie mécanique et productique. Objectif : construire un robot en kit facilement assemblable par le premier jardinier urbain venu.

Une vingtaine de précommandes

« Il a fallu sourcer toutes les pièces. Travailler les profilés. On s'est rapproché de fournisseurs régionaux ou nationaux », détaille Geoffroy Lecerf. Jusqu'à la finalisation du premier prototype en avril 2018. Un premier modèle monté sur remorque pour « évangéliser » les urbains. Pilotable à partir d'un smartphone, d'une tablette ou d'un PC, lui aussi, sème, arrose, détecte et arrache les mauvaises herbes. Proposé au même prix que la version américaine (3800 euros), le Farmbot à la française, disponible en deux tailles (5 ou 18 mètres carrés) a déjà enregistré une vingtaine de précommandes. Et la communauté grossit.

« Plus on aura de robots, plus on pourra collecter de données sur la pousse des courgettes, des carottes ou de la météo et partager nos connaissances », dit-il, cherchant aussi à réduire les coûts acquisition, relativement élevés, à 3000 euros. Les Chambres d'agricultures de Loire-Atlantique et de Normandie auraient fait connaître leur intention d'équiper certains lycées agricoles.

Pour le bien-être au travail

Outil de cultures urbaines, le Farmbot se veut aussi un vecteur d'éducation et d'animation pour sensibiliser la population.

« En identifiant, précisément, où la graine a été plantée, le robot n'arrose qu'à l'endroit voulu et avec la quantité nécessaire. D'où, des économies d'eau. C'est un outil pour les passionnés de jardinage mais aussi pour les makers », assure Geoffroy Lecerf, qui multiplie les démonstrations pour implanter le robot potager dans les entreprises, pour qu'elles le rendent visible et le fasse évoluer.

« C'est un dispositif qui peut entrer dans le cadre des politiques RSE à travers le bienêtre au travail. Quand au mois d'août, les employés désertent les bureaux, l'autonomie du robot, qui peut être alimenté par un panneau solaire, assure la survie des plantes et des légumes. On peut aussi imaginer des robots potagers partagés en copropriété... pour mutualiser », esquisse-t-il, voulant « mettre la petite graine dans les esprits ».

Depuis les États-Unis, près de 600 Farmbot auraient été déployés dans le monde, au cours de trois dernières années, dont « beaucoup en Europe».

La France serait le cinquième contributeur.

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a écrit le 23/09/2018 à 10:37 :
à expérimenter dans notre copropriété
a écrit le 23/09/2018 à 10:37 :
à expérimenter dans notre copropriété
a écrit le 23/09/2018 à 10:37 :
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