Au cours de l'année 2023, plus de 6 millions de données issues de prélèvements réalisés dans les eaux du bassin Rhône-Méditerranée-Corse ont été analysées par l'Agence de l'eau et par la Direction régionale de l'Environnement, de l'Aménagement et du Logement (DREAL) afin d'évaluer la qualité des eaux du territoire.
Bien que l'année 2023 ait été relativement moins marquée par la sécheresse que la précédente, les résultats demeurent contrastés. En effet, seulement 48 % des eaux de surface sont classées en bon ou très bon état écologique, soit près de 20 points de moins que l'objectif fixé pour 2027.
La qualité des eaux souterraines est, elle, bien meilleure, 85% étant en bon ou très bon état. Devant ces résultats, l'Agence de l'eau pointe une amélioration globale de la qualité des eaux qui se traduit, par exemple, par une division par 20 de la concentration moyenne en ammonium depuis 1990, et de 10 de celle en phosphore. Avec, en parallèle, une multiplication par 8 du nombre d'éléments chimiques analysés.
Sur le terrain, les résultats diffèrent d'une région à l'autre. Ainsi, les Pyrénées-Orientales se distinguent avec un taux de 92% d'eaux souterraines en bon état concernant son état chimique. Soit 9 points de plus que celles d'Auvergne-Rhône-Alpes (81%) et 7 points de plus que sur l'ensemble du bassin.
En revanche, l'état écologique des eaux de surfaces est plus inquiétant car il stagne, voire régresse en Occitanie : seuls 45% sont en bon état ou très bon état. En cause, selon Simon Poppy, président France Nature Environnement Occitanie, un problème morphologique :