Gestion de l'eau : la Saône-et-Loire expérimente des solutions
Amandine Ibled
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Le projet Hydralopp de Michelin
AMANDINE IBLED
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Le projet Hydralopp de Michelin
AMANDINE IBLED
La Saône-et-Loire a connu des sécheresses intenses en 2020, 2022 et 2023, suivies de crues historiques en mars et avril 2024. Ces événements, sans précédent depuis les années 1980, ont mis à mal les ressources en eau. En 2023, une grande partie du département, qui compte 547 000 habitants, a été placée en état de crise hydrique, limitant les prélèvements d'eau et mettant en péril l'approvisionnement pour l'industrie, l'agriculture et l'abreuvement des animaux.
Face à cette situation alarmante, l'Agence de l'eau Loire-Bretagne soutient des projets innovants pour la gestion durable de l'eau. Ce soutien se traduit par des financements destinés à anticiper les effets du changement climatique et à améliorer la résilience des milieux aquatiques.
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Parmi les projets emblématiques, le projet Hydraloop de Michelin (financé à 40%) sur le site de Blanzy, entre Chalon-sur-Saône et Montceau-les-Mines, et qui prévoit la réutilisation des eaux industrielles. Le fabricant de pneu améliore le traitement de l'eau utilisée pour le refroidissement dans ses usines. Au lieu de prélever de l'eau, l'entreprise traite l'eau usée pour la réinjecter dans son circuit. « Le projet Hydraloop vise à réduire les prélèvements d'eau de 80 % d'ici 2025 », explique Sascha Kettler, directeur du site Michelin à Blanzy (qui emploie environ 1200 salariés). Actuellement, le site prélève environ 150.000 mètres cubes d'eau par an. « Nous voulons être autonomes en eau d'ici 2030 », déclare Sascha Kettler.
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