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Photovoltaïque : Sillia Energie prêt à s’offrir l’usine Bosch Solar Vénissieux

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La société bretonne Sillia Energie devrait confirmer son intérêt pour l’usine lyonnaise de panneaux photovoltaïques en déposant une nouvelle offre ferme, d’ici à la fin de la semaine. © DR
La société bretonne Sillia Energie devrait confirmer son intérêt pour l’usine lyonnaise de panneaux photovoltaïques en déposant une nouvelle offre ferme, d’ici à la fin de la semaine. © DR (Crédits : Décideurs en région)
Le breton Sillia Energie, contrôlé par le normand Elvia Pcb, devrait déposer une nouvelle offre en fin de semaine. Le retrait du consortium d'installateurs Solcoop, initialement partenaire du projet, contraint ce repreneur potentiel à adapter son plan en embauchant 130 salariés sur les 240.

Après les inquiétudes du début du mois d'octobre, l'espoir renaît pour la reprise de l'usine Bosch Solar, à Vénissieux, dans le Rhône, dont la firme allemande éponyme se sépare du fait de sa décision d'abandonner toutes ses activités solaires, à l'exception de la recherche. Ainsi, selon des sources syndicales, la société bretonne Sillia Energie, contrôlée par la société normande Elvia Pcb (650 employés), et disposant d'une unité de montage de modules photovoltaïques de 50 Mw à Lannion, dans les Côtes d'Armor, devrait confirmer son intérêt en déposant une nouvelle offre ferme, d'ici à la fin de la semaine, malgré le retrait partiel de Solcoop.

Plan révisé à la baisse

Au départ, ce consortium d'installateurs de panneaux photovoltaïques s'associait au projet d'acquisition de Sillia avec lequel il a l'habitude de travailler. Ce désistement n'est toutefois pas sans conséquence et contraint l'entreprise bretonne de réviser à la baisse son plan. Selon nos informations, elle ne réembaucherait que 130 salariés contre 150 prévus dans la première mouture présentée mi-septembre, sur un effectif actuel de 240 personnes. Aux dires de la Cfdt, ce quota initial de 150 ne devait pas poser trop de problème du fait du nombre de candidats potentiels à des départs volontaires accompagnés par Bosch.

Rapatriement d'une production brésilienne

« Pour combler ce différentiel de 20 postes, qui pourrait provoquer de fortes réactions sociales, il faut que nous convainquions Bosch de transférer à Vénissieux une production de pistons cylindres utilisés dans les vieux moteurs diesel et actuellement réalisés au Brésil, mais dans des conditions pas très satisfaisantes », plaide un délégué syndical. L'équipementier germanique se laissera-t-il convaincre par cette solution ? Toujours est-il que Sillia Energie est le seul acheteur en lice. « C'est une société sérieuse qui connaît bien le secteur et dont le projet est viable et pérenne », attestait en substance Guy Maugis, président de Bosch France, venu à nouveau rencontrer le personnel de Vénissieux le 4 octobre.

Un plan B de dernier recours

Avec Vénissieux, le fabricant breton récupérerait deux lignes très modernes de production d'une capacité totale de 160 Mw. « Nous y avons investi 29 millions d'euros et la productivité est conforme à ce que l'on peut attendre d'un personnel qui ne sait pas ce qu'il va devenir dans deux mois », reconnaissait Guy Maugis.

De son côté, Bruno Cassin, le dirigeant d'Elvia Pcb (fabricant de circuits imprimés), qui conditionnait cette reprise à « des signaux encourageants des pouvoirs publics » n'aura pas manqué d'apprécier la forte mobilisation autour de l'appel lancé à trois ministres (de l'Ecologie, du Redressement productif et de l'Economie) par Yannick Jadot, député européen Vert, et signé par 70 parlementaires et une centaine de professionnels de la filière.

Des chaînes plus flexibles

A-t-il également reçu des engagements de la part de Bosch à qui il a demandé d'injecter entre 3 et 4 millions d'euros, en 2014, pour rendre plus flexible les chaînes de montage ? Reste, que le cas échéant, la Cfdt étudie un plan B de dernier secours : la reprise par une Société coopérative et participative (Scop). L'organisation syndicale a commencé à soupeser cette éventualité.

 

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a écrit le 13/11/2013 à 11:04 :
mobilisation reussi contre la réforme des rytmes scolaires a l'école charreard a venissieux ou se sont rassembler une centaines de parents d'éléves qui en ont profiter pour signer la pétition national, en marge de la manifestation c 'est tenu une conférences de presse en présence du progres et d autres medias ,la présidente et co présidente ainsi que christian falconnet adjoint au maire et conseiller général de vénissieux se sont exprimer en direct sur radio scoop
a écrit le 04/11/2013 à 14:52 :
Tiens la Cfdt gere apparement les négociations et le site?
Aucune infos n"ayant filtrées!
a écrit le 28/10/2013 à 18:06 :
Y'aura aucun avenir pour un industriel Français du solaire tant que le Gouvernement n'y mettra pas un peu de bonne volonté ! En l?espèce la seule chose concrète que propose notre Technocratie c'est la suppression du (petit) crédit d'impot pour le solaire en toiture individuelle et aussi le tarif de rachat le plus faible d'europe (70 euros / MWh , un vrai dumping comparé à l'EPR !!!) pour les grandes centrales solaires. Donc y'a fort à parier que l'aventure Bosch Solar en France va se terminer...définitivement.
Réponse de le 28/10/2013 à 18:32 :
Le photovoltaïque et le nucléaire ne sont pas des solutions pérennes. Les deux ont avoir des conséquences lourdes sur l'environnement et la santé. Que l'on puisse être débarrasser d'au moins l'un des deux est une bonne chose.
Réponse de le 28/10/2013 à 20:00 :
@Thargor, plus le mensonge est gros, mieux ça passe ? Donnez nous donc des références de vos études qui démontrent les "lourdes conséquences pour la santé" du pv ?
Réponse de le 13/11/2013 à 9:46 :
le solaire des conséquences lourdes sur l'environnement ??? j'aurais tout entendu! quels types d'informations avez-vous @thargor que je n'ai pas moi qui travaille dans le secteur depuis 5 ans.

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