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Le breton Sillia Energie s’intéresse à l’usine de panneaux solaires de Bosch

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Autrefois dédiée à la fabrication de pompes pour l’automobile, Bosch Vénissieux a bénéficié de quelque 25 millions d’investissements pour se reconvertir dans le photovoltaïque. © Bosch
Autrefois dédiée à la fabrication de pompes pour l’automobile, Bosch Vénissieux a bénéficié de quelque 25 millions d’investissements pour se reconvertir dans le photovoltaïque. © Bosch (Crédits : bosch)
Selon des sources syndicales, la PME basée à Lannion (Côtes d’Armor) aurait déposé une offre de reprise du site de Vénissieux auprès de la direction de Bosch France.

L'espoir renaît pour l'usine solaire Bosch de Vénissieux (Rhône), en quête d'un acquéreur depuis que sa maison mère allemande a confirmé en mars dernier, sa décision de se retirer de cette énergie verte. Ainsi, l'entreprise bretonne Sillia Energie, basée à Lannion (Côtes d'Armor), aurait déposé lundi 16 septembre une offre auprès de la direction de Bosch France, indique-t-on de sources syndicales.

La CFDT, qui multiplie les démarches auprès des pouvoirs publics, voulait garder confidentiel, quelques jours encore, le nom de ce candidat, mais la CGT a levé le voile mardi devant le personnel. Sillia Energie serait détenu à 51 % par le groupe indépendant normand Elvia PCB (50 millions d'euros de CA, 400 salariés) - spécialisé dans les circuits imprimés - 27 % par la Caisse d'Epargne de Bretagne, 15 % par le CIC ; le solde se répartissant entre les mains de petits actionnaires.

Plan de départs volontaires

Sillia Energie dispose d'une capacité de fabrication de panneaux « de qualité » de 50 MWc par an, précise son portail Internet. Avec l'usine Bosch de la banlieue lyonnaise, elle en récupérerait donc 160 MW supplémentaires avec un peu plus de 200 personnes. Toutefois, « considérant que 2014, sera une année de transition, il ressort clairement que ce repreneur n'envisage pas de maintenir l'intégralité des effectifs et qu'un plan de départs volontaires sera nécessaire», indique la CFDT, dans un communiqué.

Cette usine de Vénissieux, autrefois dédiée à la fabrication de pompes pour l'automobile, a bénéficié de quelque 25 millions d'investissements pour se reconvertir dans le photovoltaïque, à partir de 2008. Avant l'été 2013 d'autres postulants s'étaient manifestés, tel l'italien Pufin Power, considéré, semble-t-il, comme peu désirable.

Le temps presse

Désormais le temps presse car le travail commence à manquer à l'usine de Vénissieux dont les clients, en particulier le groupe GDF/Suez et ses filiales, ont cessé de lui passer des commandes en raison de l'incertitude pesant sur son avenir.

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Commentaires
a écrit le 29/09/2013 à 17:40 :
Bosch c'est un patron voyou , avec chiffres affaire 53 milliards euros en 2012 . Bosch va chercher le pays de faible coute de salaire . Il dois etre responsable sur 240 personnes travailles pour Bosch Vénissieux
Réponse de le 21/01/2014 à 8:38 :
Oui t'as raison, prend nous pour des ... les patrons français font la meme chose, mais tu t'en fous... Tu nous prends pour quoi ?
a écrit le 20/09/2013 à 0:55 :
Quel est l'intérêt pour Sillia et l'état Français d'investir dans une usine qui à perdu plus de 25 millions d'euros en 5 ans ? Comment produire des modules photovoltaïques compatibles en terme de prix avec les tarifs d'achat de l'électricité en constante baisse ? Relancer la filière photovoltaïque ne se fera pas en gaspillant de l'argent public dans un modèle industriel déficitaire. Les 200 emplois sauvés sont une goutte d'eau en comparaison des emplois à re-créer dans les PME d'installateurs, BE et autre fournisseurs de matière première européenne.
a écrit le 18/09/2013 à 21:32 :
En 2008 il était plus de 800 employer ,aujourd'hui 200 , demain surement moins après le rachat
Peu t'on toujours appeler ça une reconversion réussi....

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