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Photovoltaïque : un groupe italien s'intéresse à l'usine solaire de Bosch à Vénissieux

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Copyright Reuters (Crédits : Bosch)
Alors que le groupe allemand avait confirmé en mars dernier son retrait du solaire, un industriel italien serait intéressé par la reprise de l'usine de rhônalpine, selon la CFDT. L'organisation syndicale ne précise pas le nom de cet industriel, mais il devrait s'agir du napolitain Pufin Power, très entreprenant depuis plusieurs mois.

L'usine Bosch de Vénissieux (environ 250 salariés), reconvertie en 2008 dans le montage de panneaux photovoltaïques, fait l'objet de plusieurs marques d'intérêt qualifiées de « sérieuses » par la CFDT locale. La plus crédible, selon ce syndicat, émanerait d'un groupe italien, non cité. Mais tout laisse à penser qu'il s'agirait du holding industriel napolitain Pufin Power qui disposerait de 40 MW installés dans son pays. Le groupe transalpin est déjà présent à Saint-Etienne (Loire), où il a acheté l'ex site de Flextronics ainsi qu'aux Pays-Bas.
Par ailleurs, Pufin Power aurait signé, le 12 juin dernier, un accord de partenariat avec l'espagnol Eurener prévoyant « une forte collaboration entre les deux groupes dans le cadre de la production et la vente de panneaux », précise la CFDT dans un tract distribué mercredi 19 juin à Vénissieux. L'organisation syndicale déclare « s'activer à vérifier le comportement social de cet acteur ».
D'autres sources ont également évoqué, à un moment donné, l'intérêt pour la reprise de ce site dont Bosch souhaite se désengager d'une PME française, dont le siège est à Lyon. Celle-ci aurait les locaux de l'unité de Vénissieux avec l'intention de se mettre sur les rangs des candidats. La CFDT a aussi fait état d'un éventuel candidat israélien, mais toujours sans en donner le nom.

Manifestation le 27 juin devant le siège du groupe à Schillerhöhe

Fin 2012, l'équipementier allemand a annoncé son retrait du solaire, invoquant 2,4 milliards de pertes cumulées sur trois exercices pour sa filiale Bosch Solar Energy, forte de 3 000 salariés dont 2 800 en Allemagne. En signe de protestation contre ce qui est qualifié d'un démantèlement, le puissant syndicat allemand de la métallurgie, IG Metalls, espère réunir le 27 juin prochain plusieurs milliers de manifestants devant le siège du groupe à Schillerhöhe. En mars dernier, Guy Maugis, le président de Robert Bosch France, avait indiqué : « Nous avons la volonté de trouver un repreneur d'ici à début 2014 avec la volonté de pérenniser un maximum d'emplois ».

 

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