Comment l'Ademe viendra en amont du plan vélo

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L'Ademe subventionnera plusieurs projets, pour une durée maximale de 36 mois.
L'Ademe subventionnera plusieurs projets, pour une durée maximale de 36 mois. (Crédits : Pixabay)
Au lendemain des annonces du gouvernement, l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (Ademe) a présenté, ce lundi 17 septembre, les modalités de l'appel à projets « Vélo et territoire ».

50 millions d'euros par an pendant sept ans. Le 14 septembre dernier, le Premier ministre Edouard Philippe a annoncé la création d'un fonds national doté de 350 millions d'euros qui soutiendrait les projets de création d'axes cyclables dans les collectivités.

Lire aussi : Le gouvernement veut convertir les entreprises au vélo

« L'ingénierie se fera à travers un appel à projets de l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (Ademe) », assurait alors à La Tribune Bernadette Caillard-Humeau, vice-président de la Fédération française des usagers de la bicyclette (FUB). Trois jours plus tard, ce 17 septembre, l'Ademe annonce un appel à projet « Vélo et territoires » doté de 2 millions d'euros qui n'entre pas dans ce plan de financements :

« L'objectif est d'accompagner les territoires afin de leur permettre d'anticiper le déploiement du plan vélo, de mobiliser l'investissement sur des projets d'infrastructures cyclables aboutis et plus globalement de soutenir la définition et la mise en œuvre de leur politique cyclable ».

Etudes, services et communication

Avec le ministre de la Transition écologique et solidaire, l'Agence soutiendra les projets d'études - planification stratégique, schéma directeur, maîtrise d'ouvrage d'aménagements... - de mise en œuvre de services vélos et de recrutements de chargés de mission vélos et mobilités actives. Ces derniers devront concevoir des campagnes de communication à l'intention du grand public.

Les communautés d'agglomérations, à commencer par celles qui n'ont pas de plan de déplacement urbain, les établissements publics de coopération intercommunales (métropoles...), et les territoires ruraux peuvent candidater. Au total, l'Ademe subventionnera plusieurs projets, pour une durée maximale de 36 mois. Un premier relevé des projets aura lieu le 10 décembre prochain, suivi d'un deuxième le 11 février 2019.

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Commentaires
a écrit le 18/09/2018 à 14:45 :
A paris le développement du plan vélo se heurte à l'attitude totalement négative de la préfecture de police qui préfère l'automobile...des nostalgiques des trente glorieuses et du tout bagnole
a écrit le 18/09/2018 à 9:02 :
En tant qu'utilisateur ancien et expérimenté du vélo à assistance électrique (mon premier kit remonte à au moins 15 ans), je crois pouvoir dire que le prix des vélos électriques actuels est exorbitant, et largement excessif, surfant sur une mode qui les rend inabordables pour une large population. Regardez le prix des kits chinois (qui peuvent être de grande qualité ou très mauvais, selon), les importateurs et distributeurs qui se "sucrent" grassement ou encore le prix tout à fait surfait des modèles bosch ou comment tuer la poule aux oeufs d'or...
3000 € pour un modèle qui fait réellement 100 km (= batterie 36v au moins 15A), le prix d'une petite voiture d'occasion, c'est pas gagné !
a écrit le 17/09/2018 à 15:33 :
Cet article est exact. En complément il y avait des échanges à Stanford récemment sur le rôle que doit jouer l’Etat dans le contexte actuel et on peut relever des points importants que cet article résume assez bien et qui peuvent être adaptés à d’autres pays et en partie à la France et même optimisés et complétés :

“Dans le domaine des technologies propres aujourd’hui, le gouvernement ne devrait pas faire des investissements de type capital-risque dans des entreprises qui sont assez avancées.

Si le gouvernement veut stimuler les technologies propres, les fonds publics devraient plutôt aller à la recherche et au développement de technologies trop spéculatives pour que le secteur privé les parraine. Ces sommes devraient être relativement modestes et réparties entre de nombreuses technologies prometteuses.

De bonnes politiques publiques sont essentielles au développement de l’énergie durable, et elles offrent un large éventail de prescriptions politiques qui aideraient à bâtir le marché et l’infrastructure :

– Le gouvernement devrait créer des marchés en stimulant la demande d’énergie propre par des mesures incitatives comme la taxation des émissions de gaz à effet de serre, l’octroi de crédits d’impôt pour les véhicules éconergétiques et l’établissement de normes d’efficacité pour les appareils et les ampoules électriques.

– Les prêts à faible taux d’intérêt garantis par l’État ne devraient être offerts qu’aux entreprises en démarrage qui ont déjà éliminé presque toute incertitude technique et qui ont atteint des coûts de production faibles.

– Au lieu d’appuyer la commercialisation des technologies de pointe par des investissements directs, le gouvernement peut appuyer ces entreprises par des contrats d’approvisionnement à long terme à des prix concurrentiels.

– Le gouvernement devrait informer les investisseurs lorsqu’une technologie particulière est prête à être commercialisée et éduquer les consommateurs au sujet des nouvelles options sur le marché.

Au fur et à mesure que ces politiques créent de la demande et que les technologies se développent, les investisseurs dans les technologies propres peuvent identifier des équipes solides à soutenir.

Aujourd’hui, les entreprises américaines qui réussissent dans le domaine de l’énergie solaire sont celles qui fournissent des services et des financements plutôt que de fabriquer des panneaux solaires.

Les entrepreneurs devraient d’abord apprendre ce que le marché veut avant de développer une nouvelle technologie.”

https://news.stanford.edu/2018/08/24/lessons-learned-future-cleantech-investments/

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a écrit le 17/09/2018 à 14:40 :
"50 millions d'euros par an pendant sept ans."

Avec ça on va pas aller loin, la république en marche sur place.

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