Le gouvernement veut convertir les entreprises au vélo

Vélo électrique
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De 3 à 9% d'ici à 2024. En six ans, le gouvernement veut tripler la part des déplacements à vélo.
Le Premier ministre, Edouard Philippe, a annoncé ce 14 septembre à Angers qu'un fonds national doté de 350 millions d'euros sur sept ans soutiendrait les projets de création d'axes cyclables dans les collectivités. C'est la première fois qu'un gouvernement présente un tel plan de financement.
A la question de Jean-Jacques Bourdin sur BFMTV le 12 septembre : « 200 millions d'euros par an, c'est cela ? », le ministre d'État chargé de la Transition écologique et solidaire François de Rugy avait pourtant répondu « Même plus que ça, vous verrez ! » Sur les réseaux sociaux, des cyclistes font aujourd'hui remarquer que les 50 millions d'euros annuels équivalent à la construction de trois kilomètres de tramway.
Dans un communiqué, la Fondation Nicolas Hulot pour la nature et l'homme (FNH) compare, elle, cet investissement à la création de 50 km de pistes cyclables :
Par ailleurs, 300.000 foyers étant victimes, chaque année, d'un vol de vélo, l'État veut systématiser « le marquage des vélos par les vendeurs » avec « un identifiant unique infalsifiable ».
Le gouvernement va également créer pour les salariés un forfait "mobilité durable" en substitution de l'indemnité kilométrique. « Les employeurs pourront contribuer aux frais domicile-travail de leurs salariés jusqu'à 400 euros en franchise fiscale et sociale », mais a souligné Edouard Philippe, « on n'est pas dans une logique d'obligation ».
Les frais engagés par les entreprises devraient être déduits de l'impôt sur les sociétés dès 2019, mais tout cela restera encore à vérifier dans le détail lors de la présentation du budget le 24 septembre prochain. Quoi qu'il en soit, l'administration mettra, elle, en place dès 2020 un forfait de 200 euros pour les agents de la fonction publique d'État .
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Aymeric Weyland, d'Autonomy regrette par ailleurs l'absence de législation sur les « engins de déplacement personnel » comme les trottinettes électriques qui se trouvent actuellement dans un flou juridique.
Seront-elles éligibles au forfait mobilité durable ? Rien n'est sûr à ce jour. En revanche, l'État entend donner « les outils nécessaires aux collectivités pour encadrer l'implantation de nouveaux services sur les voiries publiques » dans le projet de loi d'orientation des mobilités, portée par la ministre des Transports Élisabeth Borne.
Parmi les autres annonces, le Premier ministre invite les agglomérations à créer des « sas vélo » devant chaque feu tricolore installé à partir du premier semestre 2019. Il veut aussi généraliser le dispositif « Savoir rouler » afin que chaque enfant sache pédaler à son entrée en collège, de même qu'il entend déployer des plans de « mobilité scolaire » pour les trajets domicile-école. Les 200 euros de bonus, un temps octroyés par l'État pour tout achat de vélo électrique, ont, en revanche, disparu.
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Pendant ce temps, la ville de Paris, qui propose toujours une prime de 400 euros pour ce type d'acquisition, a annoncé ce 14 septembre la réservation du centre de Paris aux mobilités douces et transports collectifs un dimanche par mois.